Ile Seguin : Rejet des recours, l’argument fallacieux de la densification

Posted by on oct 20, 2011 in Actualité | Commentaires fermés sur Ile Seguin : Rejet des recours, l’argument fallacieux de la densification

Nous avons publié la semaine dernière la mise au point concernant la soi-disant découverte par le Maire de Boulogne Billancourt de l’état des finances de la Ville. Cette publication a suscité de nombreuses réactions. On nous prie ainsi de rappeler que M. Baguet, outre le fait qu’il était administrateur de la SAEM,  a également en tant que conseiller municipal voté toutes les décisions concernant les finances de la Ville. Ce premier argument expliquant le reniement de ses promesses est donc totalement irrecevable.

Nous poursuivons avec le second argument mis en avant par la Maire de Boulogne-Billancourt pour expliquer la trahison de ses promesses. Lui qui en 2008 s’élevait contre le bétonnage de l’Ile Seguin, et nous promettait d’y réduire les droits à construire a 110 000m2, a soudainement découvert les mérites de la « densification » . En la matière, ce chemin de Damas a été violent, puisqu’il prétend multiplier la densité par 3, soit 310 000 m2, la même densité pour cette malheureuse ile qu’à la Défense, avec les difficultés d’accès en plus et les berges transformées en boulevard circulaire !

 

Laissons un urbaniste lui répondre :

Michel Cantal-Dupart est architecte, urbaniste et professeur titulaire de la chaire d’urbanisme et environnement au CNAM.

Nous publions un extrait de son entretien avec André Gattolin, sénateur des Hauts-de-Seine (EELV)

AG : on a pris conscience que les tours sont des édifices coûteux et souvent peu respectueux du tissu urbain.
Elles produisent des déplacements et une mobilité quotidienne qui nécessitent des infrastructures très lourdes, notamment en termes de transports publics ou individuels.
On passe de quartiers suractifs et encombrés en journée à des espaces vides et sans vie à la tombée de la nuit. (…)

MCD : Le prétexte souvent invoqué pour justifier la construction de tours, c’est celui d’une prétendue nécessité de densification de l’espace urbain.
On accompagne ce discours d’un soi-disant argument écologique qui voudrait qu’en densifiant la ville, on lutterait contre l’étalement urbain, notamment en région parisienne.
C’est idiot. Car, d’une part, Paris et son agglomération figurent déjà parmi les villes les plus denses au monde en termes de densité de population. Paris intramuros a déjà une densité en habitants supérieure à celle de Manhattan !
Dans certains quartiers, celle-ci est même supérieure à celle que l’on rencontre dans le centre de Tokyo !
A Paris et en région parisienne, ce qui fait cruellement défaut, ce sont les espaces verts. La comparaison avec les grandes villes européennes ou nord-américaines est frappante à ce sujet.
L’autre argument fallacieux, c’est que cette forme de densification que les tours sont censées représenter n’est pas du tout écologique en termes de déplacements. En région parisienne, les tours sont surtout à l’Ouest, dans les Hauts-de-Seine, alors qu’une grande partie des gens qui y travaillent vient de l’Est…

Lire ici la totalité de l’entretien :

http://www.andregattolin.net/spip.php?article23

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La justice paralyse le projet des tours Hermitage

Posted by on oct 18, 2011 in Actualité | Commentaires fermés sur La justice paralyse le projet des tours Hermitage

Les deux tours jumelles dessinées par l’architecte Norman Foster, projet du promoteur Hermitage, devraient être érigées à la Défense.

DR

La justice paralyse le projet des tours Hermitage

Le promoteur russe est confronté à l’opposition des habitants du quartier des Damiers, à la Défense

Vladimir Poutine, le premier ministre russe, l’a promis, à Saint-Pétersbourg, en juin 2010, en présence du président Nicolas Sarkozy : il viendra en personne poser la première pierre du chantier des tours jumelles que se propose d’édifier, dans le quartier de la Défense (Hauts-de-Seine), le promoteur russe Hermitage. Mais le calendrier initial, qui prévoyait le démarrage des travaux à l’été 2011, a déjà pris du retard et il risque d’être à nouveau modifié : le tribunal de grande instance de Nanterre, saisi par deux copropriétés riveraines, vient, dans un jugement du 13 octobre, d’interdire la démolition des immeubles dont les tours doivent prendre la place.

C’est une victoire, en tout cas un répit, pour tous ceux qui sont opposés au projet, riverains mais aussi locataires obligés de déménager. Les tours Hermitage Plaza seront en effet érigées à la place de trois immeubles de logements sociaux dans le quartier des Damiers, construit entre 1976 et 1978, en bordure de Seine, côté Courbevoie, face à Neuilly.

Leur architecte, Michel Folliasson, mort en juillet, n’a jamais été mis au courant du projet d’Hermitage. Ni ses héritiers. Cet ensemble comporte en fait un hôtel, des bureaux, des commerces et cinq immeubles d’habitation tous imbriqués. Il est doté d’équipements communs (chaufferie, monte-charge, parkings, PC de sécurité) dont la gestion est confiée à une association syndicale libre.

Les plaignants ont fait valoir les statuts de cette association, qui requièrent, avant toute transformation et, a fortiori, démolition, leur avis unanime. Les juges ont décidé d’interdire, avec effet immédiat, toute démolition d’ici à l’obtention de cette unanimité, sous peine d’une amende de 500 000 euros par infraction constatée.

 » Le quartier des Damiers est vétuste, obsolète, inaccessible, par exemple, aux handicapés « , argumente Emin Iskenderov, président d’Hermitage, filiale française du promoteur moscovite Nazvanie (ex-Mirax).  » Je ne comprends pas, ajoute-t-il, les réticences de la France à ce projet, deux élégantes tours d’habitations, avec un hôtel et un centre commercial, de 316 mètres, dessinées par un architecte de renom, Norman Foster. Cela va créer 3 000 emplois directs et un parc public de 1 hectare au-dessus d’une route très fréquentée, le long de la Seine, ce qui modernisera et valorisera tout le quartier. « 

L’Etablissement public d’aménagement de la Défense Seine Arche (Epadesa) soutient l’opération, arguant, par le biais de Dominique Boré, sa directrice de la communication, qu’il s’agit d’une tour mixte, mêlant bureaux, logements de prestige et galerie d’art, dans un quartier qui a besoin d’être rénové. Le préfet lui-même fait tout pour accélérer les formalités administratives.

 » Les immeubles des Damiers, à l’architecture certes datée, sont cependant très agréables à vivre avec leurs grands balcons et terrasses en escalier, leurs surfaces généreuses d’au moins 70 mètres carrés et deux salles de bains pour un trois-pièces, par exemple, plaide Aline Detry, copropriétaire et membre du conseil syndical de l’immeuble Dauphiné.Ils méritent un sérieux ravalement que nous n’engagerons qu’après la construction des tours. « 

 » Dès 2009, nous avons alerté le promoteur sur les difficultés rencontrées avec son projet, notamment le risque d’une vertigineuse hausse de nos charges de chauffage et de surveillance, rappelle Thomas Gicquel, membre du conseil syndical de l’immeuble Champagne. Nos discussions avec M. Iskenderov, interlocuteur plutôt fantasque, dont le dossier repose sur une étude d’impact mal ficelée, ont vite été bloquées. « 

Les élus socialistes locaux sont, eux aussi, opposés au projet Hermitage. Ils contestent la disparition de 230 logements, dont 170 sociaux – dans une zone, la Défense, où ils ne sont déjà pas légion – et leur remplacement par des appartements de luxe, vendus au prix moyen de 12 000 euros le mètre carré (jusqu’à 15 000 euros pour les mieux situés).  » Le périmètre de la Défense est une opération d’intérêt national et je me réjouis que le verdict du tribunal de Nanterre mette un terme à la stratégie de passage en force d’un projet qui n’est pas, lui, d’intérêt national « , commente Jean-André Lasserre, conseiller municipal (PS) d’opposition de Courbevoie et conseiller régional d’Ile-de-France.

C’est la société Logis-Transports, filiale logement de la RATP propriétaire des trois immeubles voués à la démolition, qui a, en décembre 2007, consenti une promesse de vente à Hermitage de ses 230 logements locatifs, pour 50 millions d’euros. Elle a ainsi réalisé une belle plus-value pour cet ensemble acheté à Axa 19,8 millions d’euros, en 2001.

La vente ne sera cependant effective qu’après le relogement de tous les habitants, Hermitage s’engageant à payer les loyers des logements vides d’ici là. L’immeuble, relevant du régime social, est aujourd’hui vide et muré, tous ses locataires indemnisés (environ 20 000 euros chacun) et relogés dans un bâtiment très proche.  » Ils y sont mieux, dans des appartements plus grands et confortables « , assure M. Iskenderov. Une seule locataire résiste encore dans cet immeuble, appelé Infra, déserté.  » Elle n’a pas droit à un logement social car elle vit ailleurs « ,prétend M. Iskenderov, agacé.

Les autres locataires, non sociaux, des bâtiments dénommés Bretagne et Anjou sont en cours de relogement. Leur association, Vivre à la Défense, qui a, en première instance, échoué à faire annuler la vente de leur immeuble, se voit réclamer, par Hermitage, 8 millions d’euros de dommages et intérêts pour procédure abusive ayant retardé et renchéri son projet.  » C’est de l’intimidation pour décourager toute autre tentative de recours « , estime Claire Augier, sa secrétaire générale.

Le financement déjà complexe du projet Hermitage, qui s’élève à 2 milliards d’euros, ne va pas se simplifier avec la décision du tribunal de Nanterre. M. Iskenderov assure avoir investi 200 millions d’euros en fonds propres et obtenu le crédit de deux grandes banques russes, Sberbank et VTB, pour 700 millions d’euros. A une condition toutefois : obtenir un permis de construire purgé de tout recours.

Désormais, le temps presse pour un projet pourtant choyé par M. Sarkozy, toujours intéressé par ce qui se passe à la Défense.

Isabelle Rey-Lefebvre

Chronologie d’une société russe en difficulté

1994 Arthur Kirilenko et Sergueï Polonsky créent à Saint-Pétersbourg la société de construction Stroymontage. Cette dernière travaille pour la municipalité, qui, souvent à court d’argent, rémunère la société en immeubles.

 

2000 Stroymontage crée une filiale à Moscou qui, en 2002, devient Mirax, une société de promotion, à l’origine du lancement des deux tours de la Fédération dans le nouveau quartier d’affaires Moscow City.2007

Les deux associés saint-pétersbourgeois se séparent. Mirax devient la propriété de M. Polonsky, qui crée une filiale française, Hermitage, dirigée par Emin Iskenderov.

2009 La crise a raison du chantier de la deuxième tour de la Fédération et Mirax, au bord de la faillite, négocie sa survie avec ses créanciers et change de nom pour, en 2010, devenir Nazvanie. Le chantier de la tour de la Fédération, la plus haute tour de Moscou à 506 mètres, redémarre mi-2011.

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Ile Seguin : Rejet du Recours Gracieux et Finances de la Ville de Boulogne-Billancourt #URGENT

Posted by on oct 13, 2011 in Actualité | Commentaires fermés sur Ile Seguin : Rejet du Recours Gracieux et Finances de la Ville de Boulogne-Billancourt #URGENT

Sans surprise, le Maire de Boulogne-Billancourt vient de rejeter les recours gracieux  des Associations et des particuliers engagés contre son bétonnage de l’Ile Seguin. Nous laissons  l’avocat des Associations préparer la  riposte, qui s’achemine désormais tout droit vers un recours contentieux.

Néanmoins, ce qui mérite dès à présent une analyse plus complète est le préambule de la réponse du Maire que nous reproduisons ici :

« En préambule, avant l’examen des différents motifs invoqués, il convient de préciser que s’agissant des engagements que j’aurais pris lors des élections municipales visant à dédensifier le projet envisagé dans le PLU passant d’une constructibilité de 175000 m2 à  110000m2, il s’est avéré qu’une telle dédensification était incompatible avec les dépenses déjà engagées pour l’Ile Seguin et la nécessité d’équilibrer financièrement l’opération ».  Lettre de  Pierre-Christophe Baguet, Député Maire, en date du samedi 8 octobre 2011 (1).

Tout d’abord, nous demandons un peu de décence a M. Baguet. Le conditionnel est de trop !

M. Baguet nous ne disons pas que vous « auriez » promis de réduire la densité de l’Ile a 110 000m2 mais que vous AVEZ  promis de le faire. A preuve, votre brochure électorale, et l’intégralité de la video réalisée pendant votre campagne électorale où vous démontrez avec un talent certain de bateleur et moult détails la beauté de votre projet a 110 000m2 et son prodigieux intérêt financier.

Si la mémoire vous manque, consultez notre dossier noir du bétonnage où ces pièces essentielles figurent :

http://www.sauvonslileseguin.com/

Vous confirmez ensuite les problèmes financiers de la SAEM et de la Ville, rappelés dans l’article de Libération ci-dessous :

http://grandparis.blogs.liberation.fr/vincendon/2011/10/ile-seguin-des-comptes-et-un-conte.html

 

 

A cet égard, plusieurs précisions s’imposent :

  • Vous feignez de découvrir lors de votre élection les problèmes financiers de la Ville et de la SAEM, alibi pratique pour expliquer le reniement de vos promesses «  à l’insu de votre plein gré » en l’imputant a l’incurie de l’équipe municipale précédente. Si ces soucis financiers étaient tels, comment pouviez vous les ignorer alors que vous étiez vous-même à l’époque administrateur de la SAEM ?
  • Votre première action, une fois élu,  est pourtant de créer le déficit en annulant tous les accords de construction du PLU existant, alors même qu’il était purgé de tous recours. Sans vous, M. Baguet, un retard dramatique pour les finances de la SAEM et donc de la Ville n’aurait pas été pris et les premières constructions s’éleveraient déjà sur l’Ile Seguin (2).
  • Votre projet pharaonique entraine en lui-même des dépenses extravagantes qui vous servent a justifier votre bétonnage. Les complexites d’accés a l’Ile, l’aberration  d’y établir des circulations automobiles importantes, d’y créer la densité de parkings correspondante, votre jardin sous verrière, tout cela vous entraine dans un cercle vicieux de dépenses et de bétonnage… Nous ne pouvons accepter de laisser massacrer a jamais un site emblématique du Grand Paris, détruire un environnement  privilégié et verdoyant, ni accepter toutes les nuisances irrémédiables  liées a la création de votre mini-Défense sur notre pauvre ile.

Nous ne vous demandons même pas, M. le Député Maire, de respecter vos promesses. Nous vous demandons tout simplement, comme le demandent toutes les associations du G8,  de revenir au PLU existant,  de débloquer ainsi la situation et qu’enfin se batisse sur l’Ile un beau projet, équilibré, et qui respecte le site et le cadre de vie des habitants.

L’Association des Riverains de l’Ile Seguin

Notes :

(1)    A remarquer  que le Maire recevait des représentants de Associations le samedi  8 octobre 2011 pour une simili concertation alors même qu’il avait déjà rédigé et expédié a d’autres destinataires son refus total de tout aménagement de son projet. Mascarade ?

(2)   Petite erreur a corriger dans l’article de Libération : la Ville n’est actionnaire qu’ 64% de la SAEM (et non 90%)aux cotés du Conseil Général des Hauts de Seine (10%) et de différents organismes publics et privés. Néanmoins la Ville garantit la dette de la SAEM, et la contrôle, le premier acte de gestion de M. Baguet ayant été de licencier le Directeur Général précédent.

 

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Ile Seguin: des comptes et un conte

Posted by on oct 8, 2011 in Actualité | Commentaires fermés sur Ile Seguin: des comptes et un conte

A deux jours du prochain conseil municipal, tout se complique  autour de l’île Seguin à Boulogne-Billancourt. Le conseil général des Hauts-de-Seine, présidé par l’UMP Patrick Devedjian, vient d’empêcher la ville de construire l’une des cinq tours que le plan de l’architecte Jean Nouvel a prévues sur l’île. Celle-ci devait se bâtir sur un morceau du terrain de la pointe aval, parcelle que société d’économie mixte d’aménagement Val de Seine avait cédé pour l’euro symbolique au Conseil général en juillet 2010, en vue d’y implanter des équipements culturels.

C’était un accord donnant-donnant: le département récupère le foncier gratuitement, mais il en rétrocède un bout. Ce morceau aurait permis de bâtir l’une des cinq tours, et des contacts avec le groupe LVMH auraient eu lieu pour y loger le siège de Dior. Las, Patrick Devedjian a signifié officiellement que le département ne rendrait pas le foncier. Sont évoqués des motifs d’accès à la salle de spectacle.

Le résultat immédiat, c’est que les comptes de la Saem Val de Seine, et par là de la ville de Boulogne qui en est actionnaire à 90%, ne s’améliorent pas. Lorsqu’il est arrivé à la mairie de Boulogne en 2008, Pierre-Christophe Baguet avait annulé tout ce qui avait été lancé par son prédécesseur Jean-Pierre Fourcade sur l’île Seguin. Du même coup, il avait aussi annulé les premières recettes que devait encaisser la Saem Val de Seine à partir de 2011.

Lire la suite ici :

http://grandparis.blogs.liberation.fr/vincendon/2011/10/ile-seguin-des-comptes-et-un-conte.html

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« Solere et Duhamel passent à l’offensive » (Le Parisien)

Posted by on oct 6, 2011 in Actualité | Commentaires fermés sur « Solere et Duhamel passent à l’offensive » (Le Parisien)

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