Ile Seguin : les contre-vérités de M. Baguet, 4 associations boulonnaises engagées dans les recours

Posted by on mar 10, 2012 in Actualité | Commentaires fermés sur Ile Seguin : les contre-vérités de M. Baguet, 4 associations boulonnaises engagées dans les recours

Nous avons publié sur ce site à la suite de l’interview de Pierre-Christophe Baguet dans le Figaro du 16 février 2012 une note dénonçant les contre-vérités énoncées par le Maire de Boulogne-Billancourt.

Rappelons ses déclarations :

Le Figaro : En attendant, est-ce que les recours engagés contre le PLU bloquent les autres projets?

P.C. Baguet : Déjà, il faut préciser que nous sommes passés de 13 recours gracieux à 5 recours contentieux, dont un seul porté par des Boulonnais.

Nous dénoncions cette manipulation. En effet, comme nous le disions, pour des raisons d’efficacité et de division des coûts, les associations Boulonnaises ont tout simplement décidé de mutualiser leurs moyens, en ayant recours au même avocat, Maitre Pierre-François Gaborit. Nous citions Action Environnement Boulogne-Billancourt (AEBB), Boulogne Environnement et Intégrer Billancourt.

Nos amis de Val de Seine Vert, également engagés dans ce recours, nous rappellent qu’ils sont agréés dans plusieurs communes des Hauts-de-Seine, dont Boulogne-Billancourt et sont donc à ce titre eux aussi bel et bien une association Boulonnaise.

Ce sont donc 4 associations Boulonnaises qui sont engagées directement dans le recours en justice pour l’annulation de la révision simplifiée du PLU de l’Ile Seguin.

Ajoutons enfin que l’Association des Riverains de l’Ile Seguin, qui compte dans ses rangs de très nombreux Boulonnais, soutient pleinement ces recours en particulier à travers son partenariat avec Boulogne Environnement, et l’on peut constater un engagement massif des associations représentant les Boulonnais dans les recours.

La solidarité est également totale avec les associations de Meudon et d’Issy les Moulineaux elles aussi engagées dans les recours contentieux.

N’en déplaise au Maire de Boulogne-Billancourt, il reste de nombreux citoyens déterminés à lui rappeler que les promesses n’engagent pas seulement ceux qui les écoutent, mais bel et bien ceux qui les proclament. Puisse-t-il enfin au lieu de se livrer à de la désinformation se souvenir qu’il nous avait promis une ile « verte et bleue » et pas un bétonnage habillé d’un peu de culture… et que nous ne l’avons pas oublié ! Si il lui reste un peu de sens de la responsabilité politique vis-à-vis des engagements pris envers ses électeurs, il est temps de le démontrer en revenant sur ce projet délirant.

Lien utile :

Les autres contre-vérités de M. Baguet à lire ici :

http://www.sauvonslileseguin.com/ile-seguin-les-%C2%AB-contre-verites-%C2%BB-de-m-baguet/

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Ile Seguin : deux pointes de culture, un cœur de béton

Posted by on fév 28, 2012 in Actualité | Commentaires fermés sur Ile Seguin : deux pointes de culture, un cœur de béton

Sur la Pointe Aval de l’Ile Seguin,

Le Conseil général des Hauts-de-Seine a retenu la candidature de trois groupements dans le cadre du dialogue compétitif qui va s’engager pour la construction et l’exploitation d’un grand équipement musical sur la pointe aval de l’île Seguin à Boulogne-Billancourt, dans le cadre d’un partenariat « Public Privé ». Ce grand équipement sera notamment composé d’un auditorium de 900 places dédié à la musique non amplifiée et de grande qualité acoustique, d’une grande salle de 3 000 à 5 000 places consacrée à la musique amplifiée, de plateaux de répétition, de commerces à vocation culturelle. Les 3 groupements retenus sont Vinci, qui fait travailler les architectes Rudy Riciotti et Dominique Perreault, GCC avec les cabinets d’architectes Brigitte Metra et Wilmotte, et enfin Bouygues avec les architectes Shigeru Ban et Bernard Tschumi. Le groupement lauréat sera retenu en mai 2013.

Notre Association se félicite de voir naitre le premier équipement culturel de l’Ile Seguin. Nous resterons attentifs à la qualité architecturale et son insertion dans le site, à l’isolation phonique, aux accès du public et à la sécurité, et à la pollution lumineuse. L’expérience récente du Cirque du Soleil a démontré l’importance de ces sujets.

Sur la Pointe Amont de l’Ile Seguin,

La Mairie de Boulogne-Billancourt a conclu une promesse de vente pour un Pôle d’art contemporain, confié à l’inévitable Jean Nouvel et dirigée par son ami Nelly Wenger.

D’après Nelly Wenger « Ce sera un lieu culturel d’intérêt international, privilégiant l’expérimentation de nouvelles pratiques hybrides, une microville artistique ». (Les Echos, 9 février 2012). L’expérience débutera avec une construction légère dénommée R4 : «  Ce nouveau lieu qui nexiste pas encore sappelle déjà le R4, du nom de la voiture populaire construite autrefois à cet endroit dans les usines Renault, un véhicule pratique, économique, ultra-simple, et facilement transformableUne sorte de modèle pour les constructions futures de ce «pôle» culturel qui doit sinventer alors que le reste de lénorme opération durbanisme qui finira par lentourer na pas encore commencé ». (Nelly Wenger, dans le journal suisse Le Temps, 3 février 2012). En ce qui concerne ce deuxième projet, nous avons attiré l’attention du public sur les liens entre Jean Nouvel et Nelly Wenger, et nous demeurons circonspects face à un projet qui apparait essentiellement comme une juteuse affaire privée pour les deux intéressés, qui ont laissé des souvenirs douloureux en Suisse, et leur commanditaire, la société suisse Natural le Coultre, spécialisée dans le transport d’œuvres d’art et la création de profitables « ports francs », permettant une défiscalisation lucrative. Nous attendons toujours des précisions pour savoir si le projet de l’Ile Seguin va ou non abriter une telle opération « d’optimisation fiscale » sous couvert de culture.

Entre les deux pointes, un cœur de béton,

C’est en effet là que vont se concentrer près de 200 000 m2 de béton, c’est-à-dire les surfaces restant à construire une fois déduits les équipements culturels des deux pointes. C’est la tâche qu’a confiée M. Baguet  à Jean Nouvel, qui ne pourra faire autrement que d’y élever un gros pâté de béton surmonté de deux tours. Nous déplorons que le Maire de Boulogne-Billancourt s’obstine à dans son projet de bétonnage, autant que dans ses tours. Nous n’acceptons toujours pas que cette « énorme opération d’urbanisme »(dixit Nelly Wenger ci-dessus) maquillée d’un peu de culture défigure à jamais un site exceptionnel, cette magnifique  vallée de la Seine. Nous constatons avec regret que les recours soient toujours la seule voie pour s’opposer à cette folie bétonnière..

L’Association des Riverains de l’Ile Seguin

Liens utiles :

Les liens entre Jean Nouvel et Nelly Wenger :

http://www.sauvonslileseguin.com/ile-seguin-champignons-hallucinogenes-les-liens-entre-nelly-wenger-responsable-du-pole-d%E2%80%99art-contemporain-et-jean-nouvel/

Les contre-vérités de M. Baguet :

http://www.sauvonslileseguin.com/ile-seguin-les-%C2%AB-contre-verites-%C2%BB-de-m-baguet/

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Ile Seguin : les « contre-vérités » de M. Baguet

Posted by on fév 18, 2012 in Actualité | Commentaires fermés sur Ile Seguin : les « contre-vérités » de M. Baguet

Pas de surprise au conseil municipal de Boulogne-Billancourt du 16 février 2012.

M. Baguet s’est contenté d’annoncer qu’il avait demandé à Jean Nouvel de travailler une nouvelle mouture du projet avec deux tours et 250 000m2, ce que nous avions déjà annoncé. En parallèle, M. Baguet a donné une interview au Figaro, bourrée comme à l’accoutumé de contre-vérités. Nous reprenons ci-dessous les principales :

Le Figaro : On vous a reproché de vouloir bétonner l’île Seguin. Alors que votre prédécesseur Jean-Pierre Fourcade prévoyait 175.000m2 constructibles, vous aviez au début de votre mandature, quasiment doublé cette superficie. Qu’en est-il aujourd’hui?

P.C. Baguet : J’avais déjà réduit la surface constructible de 337.000  à 310.000m2. Je propose encore de la restreindre autour de 250.000 m2.

Décryptage :

M. Baguet, dans votre campagne municipale de 2008, vous proposiez un projet équilibré financièrement, culturel, pour une ile verte et bleue, avec des surfaces constructibles de 110 000m2. Vous attaquiez le projet de M. Fourcade, avec de surfaces constructibles de 175 000m2 en le qualifiant de bétonnage insupportable. A preuve la reproduction jointe de votre programme. Alors 250 000m2, c’est quoi : du super-bétonnage ?

 

Extraits du Programme de Pierre-Christophe Baguet, 2008

 

Le Figaro : Cette diminution des droits à construire remet-elle en cause l’équilibre financier du projet?

P.C. Baguet : Non, si l’on reste autour de 250.000 m2. Compte tenu des 126 millions d’euros déjà dépensés avant 2008, l’équilibre économique se révèle en revanche impossible avec seulement 175.000 m2 de constructions. Moins il y a de mètres carrés à construire, moins on peut dépenser. Pour faire baisser la facture, on va par exemple être obligé d’amputer la grande verrière longue de 400 m prévue par Jean Nouvel, dont le coût avoisine les 80 millions d’euros.

Décrytage :

Faux. Pierre-Christophe Baguet, qui était administrateur de la Société d’Aménagement (SAEM) avant les éléctions municipales de 2008 et qui en connaissait bien les comptes avait lui-même proposé en fonction de ces comptes un projet qui s’équilibrait à 110 000m2.  La recette pour équilibrer les comptes : renoncer aux dépenses somptuaires, et ramener le projet à des dimensions humaines et raisonnables, ce qui réduira les investissements. M. Baguet hurlait déjà qu’il était impossible de passer en dessous de 300 000m2. Il lui aura suffi de renoncer à la pharaonique verrière de 80 millions d’euros de Jean Nouvel pour faire ce petit effort. Et cela, les associations l’avait déjà démontré. Réduire les surfaces de bureaux réduira d’autant les dépenses obligatoires et les nuisances en matière d’accès sur une petite ile de cette taille. Que MM. Moine et Nouvel publient les comptes détaillés de l’opération ZAC Seguin-Rives de Seine incluant leur nouveau projet, dès que M. Nouvel aura bien voulu en accoucher, et nous nous ferons un plaisir de le re-démontrer.

Le Figaro : En attendant, est-ce que les recours engagés contre le PLU bloquent les autres projets?

P.C. Baguet : Déjà, il faut préciser que nous sommes passés de 13 recours gracieux à 5 recours contentieux, dont un seul porté par des Boulonnais. Le pôle d’art contemporain de Natural Le Coultre et le pôle musical du conseil général des Hauts-de-Seine sont actés.

Décryptage :

Manipulation. Les Associations Boulonnaises se sont tout simplement regroupées pour mutualiser leur recours en justice et partager leur frais en ayant recours à un seul et unique avocat, Maitre Gaborit. On relève donc parmi les requérants les associations agréées ayant représentativité à Boulogne-Billancourt, à savoir Action Environnement Boulogne-Billancourt (AEBB), Boulogne Environnement, Intégrer Billancourt.

Par ailleurs, l’Ile Seguin se situe au cœur de la Vallée de la Seine, et il convient de rappeler que le bras de Seine qui la sépare de Meudon et de Sèvres n’est pas plus large que celui qui la sépare de Boulogne-Billancourt.. Nous dénonçons la procédure abusive de révision simplifiée qui a permis au Maire de Boulogne-Billancourt de procéder à la modification du PLU de l’Ile sans avoir à consulter les communes voisines de l’Ile. Curieux coup de force pour celui qui préside la communauté de communes Grand Paris Sud Ouest !

Il est donc tout à fait légitime que les Associations de Meudon, Sèvres et Issy se soient jointes aux Boulonnaises pour porter recours devant cet abus de pouvoir. Elles sont en outre soutenues par les collectifs d’Association Ile de France Environnement et Val de Seine Vert. Pour sa part, l’ Association des Riverains de l’Ile Seguin, qui est le porte-parole de tous en éditant le site « Sauvons l’Ile Seguin », regroupe sans distinction des adhérents des deux rives de la Seine, dont de très nombreux Boulonnais, totalement décidés à faire entendre leur voix. L’Association des Riverains de l’Ile Seguin soutient les recours.
Le but des Associations est de faire annuler la révision simplifiée du PLU. Sans cette annulation, le Maire serait toujours en mesure de faire construire ce qu’il veut, jusqu’à 310 000m2 et 120m de hauteur. M. Baguet est coutumier des reniements, on ne peut lui faire confiance. Le retrait de cette révision est donc le préalable à toute discussion.

Enfin, en ce qui concerne l’alibi culturel du Maire, et le chantage « Béton contre Culture », nous disons à tous les Boulonnais qu’ils peuvent fort bien se passer de la culture version Nouvel-Baguet. Le fameux projet R4 sur la pointe de l’Ile est un projet élitiste commis au seul profit de Jean Nouvel et de sa complice Nelly Wenger, et cachant sans doute un juteux business de « Port Franc » d’œuvres d’art, c’est-à-dire de défiscalisation, dont est spécialiste la société suisse Natural Le Coultre.

Liens utiles :

Pole d’Art contemporain R4 : les liens entre Jean Nouvel et Nelly Wenger :

http://www.sauvonslileseguin.com/ile-seguin-jean-nouvel-vrai-patron-de-la-culture-a-boulogne-billancourt/

Les champignons hallucinogènes…

http://www.sauvonslileseguin.com/ile-seguin-champignons-hallucinogenes-les-liens-entre-nelly-wenger-responsable-du-pole-d%E2%80%99art-contemporain-et-jean-nouvel/

Sauvonslileseguin.com du 3 février 2012 : 2 tours et 250 000m2.

http://www.sauvonslileseguin.com/ile-seguin-revision-a-2-tours-et-250-000m2/

 

 

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Toujours pas de projet sur l’Ile Seguin

Posted by on fév 18, 2012 in Actualité | Commentaires fermés sur Toujours pas de projet sur l’Ile Seguin

On n’en sait toujours pas plus sur le nouveau projet de l’île Seguin préparé par l’architecte Jean Nouvel, si ce n’est qu’il est bien officiellement revu à la baisse. Jeudi soir, lors du conseil municipal où était notamment présenté le compte rendu d’activité annuel à la collectivité (CRACL) de la Saem Val de Seine aménagement, tous ceux qui espéraient en connaître les derniers développements sont restés sur leur faim.

Il a tout de même été confirmé que la municipalité avait demandé à l’architecte de travailler sur un projet moins polémique, tablant sur 250000 m2 de droits à construire au lieu des 310000 m2 initialement prévus.

Faute de révélations sur le futur visage de l’île, les élus municipaux se sont une nouvelle fois attardés sur le manque de concertation qui entoure le projet, l’opposition dénonçant une fois de plus les revirements de la municipalité. L’UMP Thierry Solère, vice-président du conseil général, n’a pas manqué de rappeler que le vote du PLU en mai dernier était en contradiction avec les engagements de campagne du maire, qui promettait en 2007 de s’en tenir à 110000 m2. « On ne comprend pas bien ce CRACL, vous parlez de 250000 m2, mais les recours portent sur le PLU qui est toujours de 310000 m2 », a pointé l’ex-premier adjoint démissionnaire pour cause de désaccord sur l’île Seguin.

« Il faut trouver une solution de sortie », a vertement répliqué le maire (UMP). « C’est pourquoi on propose une constructibilité en baisse », a justifié Pierre-Christophe Baguet, tout en insistant sur la nécessité d’en garder suffisamment pour équilibrer les comptes.

« On n’a aucune garantie que la délibération qui nous sera présentée au final sera toujours sur 250000 m2 », s’inquiétait la socialiste Judith Shan à l’issue de la séance. Des « paramètres volatils » dénoncés par Marc Fusina, du groupe d’opposition de gauche, qui alarment les adversaires du maire, surtout au vu des perspectives de déficit de la Saem, acté pour 2014 à 146 M€.

Même si les finances de la ville, exposées en début de séance lors du débat sur les orientations budgétaires, affichent leur bonne mine — la gestion municipale a d’ailleurs été saluée en décembre par l’agence de notation Standard & Poor’s —, le risque de les voir mises en péril par les éventuels déboires de l’île Seguin sont toujours là. La ville, actionnaire de la Saem à 65%, est en effet garante de la majeure partie de l’emprunt de 110 M€ contracté par l’aménageur.

L’ancien maire Jean-Pierre Fourcade, tablant sur des « difficultés quand les banquiers présenteront leurs premières demandes de remboursement en 2015 », a ainsi refusé d’approuver le CRACL, dénonçant « une opération dangereuse sur le plan financier ».

Mais Pierre-Christophe Baguet, s’il reconnaît que l’« équilibre est fragile », a voulu rassurer : « Dans les grandes opérations du même type au niveau national, on est à peu près à 20% de ligne de trésorerie, là, on serait à 15%. » Tout en insistant sur les efforts d’économies consentis : des équipements sont d’ores et déjà revus à la baisse, voire purement et simplement supprimés. Exit ainsi la verrière du jardin imaginé par Jean Nouvel, dont le coût était estimé à 80 M€.

Quand aux nouveaux emprunts, à hauteur de 40 M€, que la Saem s’apprête à contracter, il s’agit de prêts renouvellement urbains (PRU) à taux préférentiels, que « la ville n’est pas tenue de garantir », rassure encore le maire, qui table sur une garantie bancaire de la Caisse des dépôts.

 

Pascale Autran Le Parisien 18Fevrier

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Ile Seguin : le projet remarquable d’un architecte humaniste.

Posted by on fév 13, 2012 in Actualité | Commentaires fermés sur Ile Seguin : le projet remarquable d’un architecte humaniste.

 

Dans une tribune publiée sur le Monde.fr, intitulée «  Faut-il nécessairement reconstruire l’Ile Seguin ? », l’architecte Philippe Robert pose des questions de fond :

« Pour moi, l’aménagement urbain n’est pas le résultat d’un programme alléchant exprimé par des images de synthèses, mais celui d’une réflexion sur l’histoire d’un site, sur sa capacité technique à être construit, sur son environnement et son « génie des lieux« , sources de la créativité architecturale et urbaine. Lovée dans le creux de la vallée, l’île Seguin s’offre à la vue depuis les coteaux et depuis les berges de la Seine. Pour continuer d’être émerveillé par ce site exceptionnel, ne faut-il pas préserver son « vide médian » (François Cheng) ? Dans ce contexte, et n’ayant plus la possibilité de réhabiliter les 115 000 m2 de halles industrielles aujourd’hui démolies, la solution n’est-elle pas de s’abstenir de reconstruire l’île Seguin, en renonçant au « manque à gagner » que cela représente ? Le coût d’une opération chirurgicale n’est jamais évoqué lorsqu’il s’agit de sauver une vie.

Par analogie, ne faut-il pas se détacher des enjeux financiers au profit d’autres potentiels du site, notamment « immatériels » ? De préférence au projet actuel de tours et d’immeubles, il me paraît plus pertinent de développer des programmes à vocation culturelle, éducative, et ludique, ainsi que des installations éphémères, constructions basses implantées avec sensibilité dans un grand parc au bord de l’eau. La qualité et le succès du Parc de la Villette et de l’île St Germain- et probablement de la Cité du Cinéma – devraient nous faire réfléchir. Et gardons toujours en mémoire la recommandation de l’architecte Glen Murcutt : « Ne touche cette terre qu’avec délicatesse« . »

M. Robert exprime une vision humaniste, respectueuse du lieu, à l’opposé de la logique bétonnière de MM. Nouvel et Baguet. M. Robert, dirigeant le cabinet Reichen et Robert, était l’auteur d’un très beau projet pour l’Ile Seguin, reprenant des pans de la friche industrielle pour les intégrer dans un ensemble harmonieux respectant l’histoire et l’esprit du site.  En voici quelques images :

 

 

M. Robert commente ainsi son projet de 2001 :

« Basée sur la conservation des structures existantes, notre proposition de 2001 était simple : un nouveau quartier, de 2 et 3 niveaux, couvert par le « velum » que formaient les verrières conservées, sur un sous-sol abritant véhicules, services, réserves et locaux techniques, l’ensemble totalisant 180 000 m2 développés. Assurant une mixité de fonctions, ce projet était innovant vis-à-vis des exigences actuelles concernant les économies d’énergie. La conservation des structures existantes assurait une protection contre les intempéries, intégrant des panneaux solaires, et rendait ce projet particulièrement économique ».

Les images de ce projet harmonieux, parfaitement intégré dans le paysage de cette belle Vallée de la Seine, nous font rêver.

Hélas, nous sommes entre les mains de M. Nouvel qui soumet à ses caprices un Maire qui a rénié ses promesses. M. Baguet, ce projet faisait 180 000m2, soit plus que les 110 000m2 que vous nous aviez promis. Il est la preuve qu’on peut bâtir un beau projet plus dense sans détruire l’Ile Seguin et un site remarquable.

 

Lire ici l’intégralité de l’article :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/08/faut-il-necessairement-reconstruire-l-ile-seguin_1639902_3232.html#xtor=AL-32280515

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Plus que deux tours sur l’île Seguin

Posted by on fév 7, 2012 in Actualité | Commentaires fermés sur Plus que deux tours sur l’île Seguin

Le projet de Jean Nouvel pour Boulogne va être revu à la baisse. La nouvelle version sera présentée au conseil municipal du 16 février. Les associations de riverains veillent.

Roberto Cristofoli | Publié le 07.02.2012, sur le Parisien.fr

Cinq, puis quatre… puis deux. Les « châteaux » censés pousser sur l’ancien paquebot de Renault resteront au stade d’images de synthèse. Seuls deux buildings devraient finalement survivre à la polémique. C’est ce qu’ont entendu les associations de défense de l’environnement à l’initiative de recours contre le plan local d’urbanisme (PLU) voté en juin par la ville de Boulogne, qui prévoit jusqu’à présent 330000 m2 de constructibilité et cinq tours, dont une de plus de 100 m de haut.

Lors d’une réunion de la commission Seguin-Rives de Seine, la semaine dernière, les élus boulonnais auraient confirmé le reformatage du projet de Jean Nouvel présenté le 7 juillet 2010, dont les travaux devaient débuter cette année pour s’achever en 2017. En indiquant que les constructions ne dépasseraient pas 250000 m2 et que deux tours seulement, contre cinq prévues initialement, figureraient au projet, qui doit être présenté le jeudi 16 février au conseil municipal. Sollicité, le député-maire (UMP), Pierre-Christophe Baguet, n’a pas donné suite. Mais dans une interview récente à nos confrères de « l’Express », l’élu le confirme : « Le nouveau projet sera beaucoup moins polémique […] Mon objectif est donc de réduire le projet à deux tours maximum sur l’île. »

Une position commune des défenseurs de l’environnement

« Nous nous réunissons ce mardi soir entre associations du G8 (NDLR : le regroupement de huit associations de défense de l’environnement) pour déterminer une position commune, lâche Jean-Louis Tourlière. Mais pour Boulogne-Environnement que je préside, une chose est sûre : il faut un projet global et pas une négociation de marchand de tapis. » D’autant que, si trois tours disparaissent — en fait deux, car la troisième ne pouvait pas se faire, le président du conseil général, Patrick Devedjian, n’en voulant pas sur la pointe aval occupée par le complexe culturel du département — il va falloir équilibrer financièrement l’opération. « Pour cela, après avoir vendu au prix du mètre carré culturel, c’est-à-dire à bas prix, la pointe aval et la pointe amont (où doit s’installer l’entreprise genevoise Natural Le Coultre, spécialiste du transport et du stockage d’objets d’art), il ne reste plus qu’à commercialiser une partie au prix fort pour du logement », croit comprendre Jean-Louis Tourlière.

Responsable de Val de Seine vert, autre association auteur d’un recours contre le projet Jean Nouvel, Alain Mathioudakis s’en tient aux écrits passés : « Nous avons signé un accord en 2005 avec le maire de l’époque, Jean-Pierre Fourcade, qui parlait d’un plan local d’urbanisme permettant la construction de 175000 m2 sur l’île. Et nous nous y tenons. »

Autre association mécontente de la tournure des événements, Sauvons l’île Seguin. « Le maire actuel avait promis de ramener les droits à construire à 110000 m2, faisant de l’île Seguin un thème majeur de sa campagne, estime l’association sur son site. C’était un chiffre très raisonnable, sur lequel il a été élu. » L’association sait que « comparaison n’est pas raison », mais elle donne tout de même un exemple : « Pour qu’on se rende compte de l’énormité de la chose, 250000 m2, c’est plus de trois fois les tours du pont de Sèvres (70000 m2). Regardez la taille de cet énorme pâté de béton qui défigure le pont de Sèvres, et imaginez-le maintenant multiplié par plus de trois fois sur notre petite île », ragent les riverains. Une petite île désertée par le constructeur automobile Renault depuis vingt ans déjà.

Plus de 3 fois ça sur l’Ile Seguin ?

 

http://www.leparisien.fr/boulogne-billancourt-92100/plus-que-deux-tours-sur-l-ile-seguin-07-02-2012-1849443.php

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