La justice paralyse le projet des tours Hermitage

Posted by on oct 18, 2011 in Actualité | Commentaires fermés sur La justice paralyse le projet des tours Hermitage

Les deux tours jumelles dessinées par l’architecte Norman Foster, projet du promoteur Hermitage, devraient être érigées à la Défense.

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La justice paralyse le projet des tours Hermitage

Le promoteur russe est confronté à l’opposition des habitants du quartier des Damiers, à la Défense

Vladimir Poutine, le premier ministre russe, l’a promis, à Saint-Pétersbourg, en juin 2010, en présence du président Nicolas Sarkozy : il viendra en personne poser la première pierre du chantier des tours jumelles que se propose d’édifier, dans le quartier de la Défense (Hauts-de-Seine), le promoteur russe Hermitage. Mais le calendrier initial, qui prévoyait le démarrage des travaux à l’été 2011, a déjà pris du retard et il risque d’être à nouveau modifié : le tribunal de grande instance de Nanterre, saisi par deux copropriétés riveraines, vient, dans un jugement du 13 octobre, d’interdire la démolition des immeubles dont les tours doivent prendre la place.

C’est une victoire, en tout cas un répit, pour tous ceux qui sont opposés au projet, riverains mais aussi locataires obligés de déménager. Les tours Hermitage Plaza seront en effet érigées à la place de trois immeubles de logements sociaux dans le quartier des Damiers, construit entre 1976 et 1978, en bordure de Seine, côté Courbevoie, face à Neuilly.

Leur architecte, Michel Folliasson, mort en juillet, n’a jamais été mis au courant du projet d’Hermitage. Ni ses héritiers. Cet ensemble comporte en fait un hôtel, des bureaux, des commerces et cinq immeubles d’habitation tous imbriqués. Il est doté d’équipements communs (chaufferie, monte-charge, parkings, PC de sécurité) dont la gestion est confiée à une association syndicale libre.

Les plaignants ont fait valoir les statuts de cette association, qui requièrent, avant toute transformation et, a fortiori, démolition, leur avis unanime. Les juges ont décidé d’interdire, avec effet immédiat, toute démolition d’ici à l’obtention de cette unanimité, sous peine d’une amende de 500 000 euros par infraction constatée.

 » Le quartier des Damiers est vétuste, obsolète, inaccessible, par exemple, aux handicapés « , argumente Emin Iskenderov, président d’Hermitage, filiale française du promoteur moscovite Nazvanie (ex-Mirax).  » Je ne comprends pas, ajoute-t-il, les réticences de la France à ce projet, deux élégantes tours d’habitations, avec un hôtel et un centre commercial, de 316 mètres, dessinées par un architecte de renom, Norman Foster. Cela va créer 3 000 emplois directs et un parc public de 1 hectare au-dessus d’une route très fréquentée, le long de la Seine, ce qui modernisera et valorisera tout le quartier. « 

L’Etablissement public d’aménagement de la Défense Seine Arche (Epadesa) soutient l’opération, arguant, par le biais de Dominique Boré, sa directrice de la communication, qu’il s’agit d’une tour mixte, mêlant bureaux, logements de prestige et galerie d’art, dans un quartier qui a besoin d’être rénové. Le préfet lui-même fait tout pour accélérer les formalités administratives.

 » Les immeubles des Damiers, à l’architecture certes datée, sont cependant très agréables à vivre avec leurs grands balcons et terrasses en escalier, leurs surfaces généreuses d’au moins 70 mètres carrés et deux salles de bains pour un trois-pièces, par exemple, plaide Aline Detry, copropriétaire et membre du conseil syndical de l’immeuble Dauphiné.Ils méritent un sérieux ravalement que nous n’engagerons qu’après la construction des tours. « 

 » Dès 2009, nous avons alerté le promoteur sur les difficultés rencontrées avec son projet, notamment le risque d’une vertigineuse hausse de nos charges de chauffage et de surveillance, rappelle Thomas Gicquel, membre du conseil syndical de l’immeuble Champagne. Nos discussions avec M. Iskenderov, interlocuteur plutôt fantasque, dont le dossier repose sur une étude d’impact mal ficelée, ont vite été bloquées. « 

Les élus socialistes locaux sont, eux aussi, opposés au projet Hermitage. Ils contestent la disparition de 230 logements, dont 170 sociaux – dans une zone, la Défense, où ils ne sont déjà pas légion – et leur remplacement par des appartements de luxe, vendus au prix moyen de 12 000 euros le mètre carré (jusqu’à 15 000 euros pour les mieux situés).  » Le périmètre de la Défense est une opération d’intérêt national et je me réjouis que le verdict du tribunal de Nanterre mette un terme à la stratégie de passage en force d’un projet qui n’est pas, lui, d’intérêt national « , commente Jean-André Lasserre, conseiller municipal (PS) d’opposition de Courbevoie et conseiller régional d’Ile-de-France.

C’est la société Logis-Transports, filiale logement de la RATP propriétaire des trois immeubles voués à la démolition, qui a, en décembre 2007, consenti une promesse de vente à Hermitage de ses 230 logements locatifs, pour 50 millions d’euros. Elle a ainsi réalisé une belle plus-value pour cet ensemble acheté à Axa 19,8 millions d’euros, en 2001.

La vente ne sera cependant effective qu’après le relogement de tous les habitants, Hermitage s’engageant à payer les loyers des logements vides d’ici là. L’immeuble, relevant du régime social, est aujourd’hui vide et muré, tous ses locataires indemnisés (environ 20 000 euros chacun) et relogés dans un bâtiment très proche.  » Ils y sont mieux, dans des appartements plus grands et confortables « , assure M. Iskenderov. Une seule locataire résiste encore dans cet immeuble, appelé Infra, déserté.  » Elle n’a pas droit à un logement social car elle vit ailleurs « ,prétend M. Iskenderov, agacé.

Les autres locataires, non sociaux, des bâtiments dénommés Bretagne et Anjou sont en cours de relogement. Leur association, Vivre à la Défense, qui a, en première instance, échoué à faire annuler la vente de leur immeuble, se voit réclamer, par Hermitage, 8 millions d’euros de dommages et intérêts pour procédure abusive ayant retardé et renchéri son projet.  » C’est de l’intimidation pour décourager toute autre tentative de recours « , estime Claire Augier, sa secrétaire générale.

Le financement déjà complexe du projet Hermitage, qui s’élève à 2 milliards d’euros, ne va pas se simplifier avec la décision du tribunal de Nanterre. M. Iskenderov assure avoir investi 200 millions d’euros en fonds propres et obtenu le crédit de deux grandes banques russes, Sberbank et VTB, pour 700 millions d’euros. A une condition toutefois : obtenir un permis de construire purgé de tout recours.

Désormais, le temps presse pour un projet pourtant choyé par M. Sarkozy, toujours intéressé par ce qui se passe à la Défense.

Isabelle Rey-Lefebvre

Chronologie d’une société russe en difficulté

1994 Arthur Kirilenko et Sergueï Polonsky créent à Saint-Pétersbourg la société de construction Stroymontage. Cette dernière travaille pour la municipalité, qui, souvent à court d’argent, rémunère la société en immeubles.

 

2000 Stroymontage crée une filiale à Moscou qui, en 2002, devient Mirax, une société de promotion, à l’origine du lancement des deux tours de la Fédération dans le nouveau quartier d’affaires Moscow City.2007

Les deux associés saint-pétersbourgeois se séparent. Mirax devient la propriété de M. Polonsky, qui crée une filiale française, Hermitage, dirigée par Emin Iskenderov.

2009 La crise a raison du chantier de la deuxième tour de la Fédération et Mirax, au bord de la faillite, négocie sa survie avec ses créanciers et change de nom pour, en 2010, devenir Nazvanie. Le chantier de la tour de la Fédération, la plus haute tour de Moscou à 506 mètres, redémarre mi-2011.

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Ile Seguin : Rejet du Recours Gracieux et Finances de la Ville de Boulogne-Billancourt #URGENT

Posted by on oct 13, 2011 in Actualité | Commentaires fermés sur Ile Seguin : Rejet du Recours Gracieux et Finances de la Ville de Boulogne-Billancourt #URGENT

Sans surprise, le Maire de Boulogne-Billancourt vient de rejeter les recours gracieux  des Associations et des particuliers engagés contre son bétonnage de l’Ile Seguin. Nous laissons  l’avocat des Associations préparer la  riposte, qui s’achemine désormais tout droit vers un recours contentieux.

Néanmoins, ce qui mérite dès à présent une analyse plus complète est le préambule de la réponse du Maire que nous reproduisons ici :

« En préambule, avant l’examen des différents motifs invoqués, il convient de préciser que s’agissant des engagements que j’aurais pris lors des élections municipales visant à dédensifier le projet envisagé dans le PLU passant d’une constructibilité de 175000 m2 à  110000m2, il s’est avéré qu’une telle dédensification était incompatible avec les dépenses déjà engagées pour l’Ile Seguin et la nécessité d’équilibrer financièrement l’opération ».  Lettre de  Pierre-Christophe Baguet, Député Maire, en date du samedi 8 octobre 2011 (1).

Tout d’abord, nous demandons un peu de décence a M. Baguet. Le conditionnel est de trop !

M. Baguet nous ne disons pas que vous « auriez » promis de réduire la densité de l’Ile a 110 000m2 mais que vous AVEZ  promis de le faire. A preuve, votre brochure électorale, et l’intégralité de la video réalisée pendant votre campagne électorale où vous démontrez avec un talent certain de bateleur et moult détails la beauté de votre projet a 110 000m2 et son prodigieux intérêt financier.

Si la mémoire vous manque, consultez notre dossier noir du bétonnage où ces pièces essentielles figurent :

http://www.sauvonslileseguin.com/

Vous confirmez ensuite les problèmes financiers de la SAEM et de la Ville, rappelés dans l’article de Libération ci-dessous :

http://grandparis.blogs.liberation.fr/vincendon/2011/10/ile-seguin-des-comptes-et-un-conte.html

 

 

A cet égard, plusieurs précisions s’imposent :

  • Vous feignez de découvrir lors de votre élection les problèmes financiers de la Ville et de la SAEM, alibi pratique pour expliquer le reniement de vos promesses «  à l’insu de votre plein gré » en l’imputant a l’incurie de l’équipe municipale précédente. Si ces soucis financiers étaient tels, comment pouviez vous les ignorer alors que vous étiez vous-même à l’époque administrateur de la SAEM ?
  • Votre première action, une fois élu,  est pourtant de créer le déficit en annulant tous les accords de construction du PLU existant, alors même qu’il était purgé de tous recours. Sans vous, M. Baguet, un retard dramatique pour les finances de la SAEM et donc de la Ville n’aurait pas été pris et les premières constructions s’éleveraient déjà sur l’Ile Seguin (2).
  • Votre projet pharaonique entraine en lui-même des dépenses extravagantes qui vous servent a justifier votre bétonnage. Les complexites d’accés a l’Ile, l’aberration  d’y établir des circulations automobiles importantes, d’y créer la densité de parkings correspondante, votre jardin sous verrière, tout cela vous entraine dans un cercle vicieux de dépenses et de bétonnage… Nous ne pouvons accepter de laisser massacrer a jamais un site emblématique du Grand Paris, détruire un environnement  privilégié et verdoyant, ni accepter toutes les nuisances irrémédiables  liées a la création de votre mini-Défense sur notre pauvre ile.

Nous ne vous demandons même pas, M. le Député Maire, de respecter vos promesses. Nous vous demandons tout simplement, comme le demandent toutes les associations du G8,  de revenir au PLU existant,  de débloquer ainsi la situation et qu’enfin se batisse sur l’Ile un beau projet, équilibré, et qui respecte le site et le cadre de vie des habitants.

L’Association des Riverains de l’Ile Seguin

Notes :

(1)    A remarquer  que le Maire recevait des représentants de Associations le samedi  8 octobre 2011 pour une simili concertation alors même qu’il avait déjà rédigé et expédié a d’autres destinataires son refus total de tout aménagement de son projet. Mascarade ?

(2)   Petite erreur a corriger dans l’article de Libération : la Ville n’est actionnaire qu’ 64% de la SAEM (et non 90%)aux cotés du Conseil Général des Hauts de Seine (10%) et de différents organismes publics et privés. Néanmoins la Ville garantit la dette de la SAEM, et la contrôle, le premier acte de gestion de M. Baguet ayant été de licencier le Directeur Général précédent.

 

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Ile Seguin: des comptes et un conte

Posted by on oct 8, 2011 in Actualité | Commentaires fermés sur Ile Seguin: des comptes et un conte

A deux jours du prochain conseil municipal, tout se complique  autour de l’île Seguin à Boulogne-Billancourt. Le conseil général des Hauts-de-Seine, présidé par l’UMP Patrick Devedjian, vient d’empêcher la ville de construire l’une des cinq tours que le plan de l’architecte Jean Nouvel a prévues sur l’île. Celle-ci devait se bâtir sur un morceau du terrain de la pointe aval, parcelle que société d’économie mixte d’aménagement Val de Seine avait cédé pour l’euro symbolique au Conseil général en juillet 2010, en vue d’y implanter des équipements culturels.

C’était un accord donnant-donnant: le département récupère le foncier gratuitement, mais il en rétrocède un bout. Ce morceau aurait permis de bâtir l’une des cinq tours, et des contacts avec le groupe LVMH auraient eu lieu pour y loger le siège de Dior. Las, Patrick Devedjian a signifié officiellement que le département ne rendrait pas le foncier. Sont évoqués des motifs d’accès à la salle de spectacle.

Le résultat immédiat, c’est que les comptes de la Saem Val de Seine, et par là de la ville de Boulogne qui en est actionnaire à 90%, ne s’améliorent pas. Lorsqu’il est arrivé à la mairie de Boulogne en 2008, Pierre-Christophe Baguet avait annulé tout ce qui avait été lancé par son prédécesseur Jean-Pierre Fourcade sur l’île Seguin. Du même coup, il avait aussi annulé les premières recettes que devait encaisser la Saem Val de Seine à partir de 2011.

Lire la suite ici :

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« Solere et Duhamel passent à l’offensive » (Le Parisien)

Posted by on oct 6, 2011 in Actualité | Commentaires fermés sur « Solere et Duhamel passent à l’offensive » (Le Parisien)

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France 3. Levalllois : le projet de tours s’effondre

Posted by on oct 1, 2011 in Actualité | Commentaires fermés sur France 3. Levalllois : le projet de tours s’effondre

http://paris-ile-de-france.france3.fr/info/levallois-le-projet-des-tours-s-effondre-70583745.html?onglet=videos&id-video=VANV_1495842_270920110907_F3

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L’Ile Seguin en quête de son futur

Posted by on sept 30, 2011 in Actualité | Commentaires fermés sur L’Ile Seguin en quête de son futur

Alors qu’un nouveau quartier est né sur le « Trapèze », les terrains Renault situés à Boulogne, il ne se passe toujours rien sur l’Ile Seguin. Des constructions éphémères ne parviennent pas à dissimuler les difficultés financières dont la seule issue est la densification.

Il ne reste pas grand-chose de la mémoire ouvrière des usines Renault, que d’aucuns auraient souhaité préserver à Boulogne-Billancourt. A la place, déjà 5.000 habitants sur les 12.000 prévus en 2018 et au terme des chantiers, autant de salariés. Les promoteurs n’ont pas chômé. Ni la société d’économie mixte, la Saem Val-de-Seine, l’aménageur des parcelles situées en bord de Seine, contenues dans les 45 hectares du « Trapèze ».

Près de 4.000 logements, 195.000 mètres carrés de bureaux et 12.000 mètres carrés d’équipements publics sont sortis de terre en dix ans, un record. Le montage de l’opération, sous la houlette de Jean-Louis Subileau, était pourtant quasi expérimental : un urbanisme public sans acquisition foncière. « Tout simplement parce que personne n’avait les ressources pour payer les 580 millions d’euros auxquels étaient estimés les terrains Renault », explique un ancien cadre de la Saem. Au gré des permis de construire obtenus, le constructeur automobile a cédé – et continue de vendre -son patrimoine foncier aux promoteurs Hines, Icade, Nexity et Sorif (groupe Vinci), réunis au sein du groupement DBS (Développement Boulogne Seguin) vainqueur de l’appel d’offres lancé en 2001. De son côté, la Saem récupère gratuitement la moitié des surfaces vouées à devenir des espaces publics et à accueillir des équipements financés par les participations versées par les quatre mousquetaires. Ainsi était libellé le protocole négocié en 2001 entre Jean-Pierre Fourcade, alors maire de Boulogne, et Pierre Linden, représentant de DBS et Renault, en échange de la modification du plan local d’urbanisme. Le PLU voté en 2003 transformait le plomb en or, autorisant à la place de ces mètres carrés industriels des bureaux et des logements. Sur cette rive, un quartier est né. Des routes ont été tracées, des équipements, construits, des espaces verts, plantés.

En face, le vide

Le contraste est frappant. Car, si ce nouveau morceau de ville a permis de réconcilier Boulogne avec la Seine, il lui a aussi ouvert les yeux sur un paysage au futur incertain : l’Ile Seguin, le joyau des « terrains Renault » est toujours vide. Un nouveau pont a bien été construit et plusieurs projets architecturaux ont été jugés, puis abandonnés. En 2008, c’est autour de ce projet urbain inabouti que le maire Jean-Pierre Fourcade a perdu son siège. C’est peut-être sur ce serpent de mer que son successeur, Pierre-Christophe Baguet, pariera le sien en 2014.

Contrairement aux terrains du Trapèze, les 11 hectares allongés sur la Seine appartiennent en grande partie à la ville, qui a dépensé 43 millions d’euros pour les acquérir en 2005. « Nous avons ensuite financé la construction d’un pont et de deux parkings. la ville a déjà dépensé 126 millions d’euros pour l’Ile Seguin », explique le maire. Son nouveau projet doit équilibrer ces dépenses. « Par quel moyen ? », interroge Thierry Solère, son ancien adjoint démissionnaire, vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine. Ce dernier de répondre : « En vendant plus de droits à construire, c’est-à-dire en faisant exactement l’inverse du programme de dé-densification sur lequel il a été élu. »

De fait, les 175.000 mètres carrés prévus par l’ancien maire et dénoncés lors de la campagne de 2008 se sont mués en 330.000, dans le PLU approuvé en juin dernier. Le projet de l’architecte Jean Nouvel prévoit cinq tours de 95 à 120 mètres de hauteur. L’une d’elles est située sur un terrain du Conseil général. Son président, Patrick Devedjian, n’a aucune intention de lui faire une place. Le maire justifie ces nouveaux choix par un changement d’échelle. « Celle du Grand Paris, dont une station sera justement construite sur la rive. L’idée est de faire de l’île la tête de pont de la vallée de la culture. » Et d’énumérer les candidats à l’installation : les suisses Natural Le Coultre, le cirque numérique de Madonna Bouglione, la fondation Cartier, dont le bail, boulevard Raspail, échoit en 2016…

La vente de 140.000 mètres carrés de bureaux devrait permettre de financer les aménagements, évalués au total à 400 millions d’euros (dont les 126 déjà dépensés). « Les Boulonnais sont fiers de voir enfin quelque chose bouger, mais je sens bien leurs réserves sur les tours », déplore le maire. Plus d’une dizaine de recours gracieux ont été déposés le 5 août contre le projet, par des adversaires politiques ou de nouveaux habitants de la rive. Ils devraient se transformer en procédures contentieuses d’ici à quelques semaines. Pas sûr qu’en 2014, la campagne des municipales ne soit pas, à nouveau, polluée par les terrains Renault.

CATHERINE SABBAH, Les Echos

 

Commentaires de l’Association des Riverains de l’Ile Seguin

Tiens donc, le Maire est moins sourd ??? Il commence a percevoir ‘les réserves » des Boulonnnais et des riverains. Ce ne sont pas des réserves, M. le Maire, c’est une opposition totale. Respectez la parole donnée aux électeurs, revenez a un projet raisonnable et équilibré, moinns couteux,  que vous ne serez pas obligé de financer par un bétonnage massif. Nous avons prouvé qu’un retour au PLU actuel permettrait tout a la fois de respecter l’équilibre financier tout en préservant un site emblématique et le cadre de vie des habitants.

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