Ile Seguin : pas d’accord au 31 juillet 2015

Posted by on Juil 26, 2015 in Actualité | Commentaires fermés sur Ile Seguin : pas d’accord au 31 juillet 2015

L’avis des associations : la concertation doit se poursuivre autour d’un vrai projet

Le chantier de la Cité Musicale de l'Ile Seguin

Le chantier de la Cité Musicale de l’Ile Seguin

Le Maire de Boulogne-Billancourt avait convié début juin les associations parties prenantes au recours en justice contre le PLU (Plan Local d’Urbanisme) de l’Ile Seguin, à une concertation pour tenter de sortir de l’impasse. Il faut dire que ces recours avaient déjà réussi à faire annuler par le tribunal administratif le PLU de 2011, et que l’adaptation dudit PLU en 2013 est elle aussi frappée de recours, avec de fortes chances d’aboutir au même résultat.
A l’issue d’un marathon de réunions menées en 3 semaines, le maire de Boulogne-Billancourt proposait à son conseil municipal du   9 juillet une modification de son projet, sous forme d’une légère réduction de la densité (240 000m2 contre 255 000m2) et une limitation de la hauteur à 50 m (dernier plancher, ce qui équivaut à une hauteur d’environ 65 m soit 18 étages).

Il demandait à la même occasion aux associations de retirer leurs recours avant le 31 juillet 2015.
A quelques jours de l’échéance nous avons voulu connaitre l’opinion des associations AEBB (Actions Environnement Boulogne-Billancourt) et Boulogne Environnement, qui ont toutes les deux pris part à la concertation.

 

Agnès Bauche, présidente d’AEBB : « si accord il y a, ce sera après le 31 juillet ».

Cela faisait 4 ans, voire 7 ans depuis l’élection de Pierre-Christophe Baguet en 2008 ,  qu’on attendait ça : une rencontre avec le maire pour parler de ses projets sur l’Ile Seguin.

En 2008, il arrête le projet en cours de ses prédécesseurs pour lui substituer, 2 ans plus tard, « Manhattan sur Seine », projet de Jean Nouvel à 335000 m² construits et des « tours châteaux ».

Depuis, les habitants des deux rives et les associations d’environnement et d’urbanisme cherchent le dialogue avec  lui pour en évaluer le retentissement sur la ville. Quand on ne peut pas parler directement, on ne peut le faire que par l’intermédiaire d’avocats. C’est ce à quoi ont été acculées les associations. Elles ont été contraintes à déposer des recours, d’abord « gracieux », puis, sans réponse, contentieux.

En 2013, le tribunal leur donne raison une première fois en déclarant illégal le PLU 2011. On attend sa décision pour la suite et le PLU 2013

Enfin, début juin 2015, pour la première fois, le maire nous invite tous autour d’une table. Pour parler ? Non, pour négocier sous la pression d’une horloge infernale : entre le 9 et le 30 juin, il faut que nous retirions nos recours, sinon, la métropole du Grand Paris, ou le territoire de GPSO pourraient décider à la place du maire !

Quel dommage que ce travail d’écoute et de parole n’ait pas été ouvert plus tôt ! On ne fait rien de bien dans l’urgence, et si c’était chose simple, le problème serait résolu depuis 10 ou 20 ans.

 

Néanmoins, lors du Conseil Municipal du 9 juillet, le maire a pu reconnaître que même son projet actuel de 255000 m² , bien que trop dense, n’était pas équilibré financièrement, mais qu’il était prêt à consentir un  sacrifice supplémentaire de 15000 m² de constructions.

 Pour AEBB, ce n’est pas ainsi que le problème se pose. On construit une ville pour 100 ans et plus. Elle doit réunir le maximum d’atouts pour être agréable et saine à vivre durablement. Sans négliger la composante financière, nous pensons que ce n’est pas l’impasse budgétaire d’aujourd’hui  qui doit décider de la ville de demain. Nous déciderons sur un projet, une vision à long terme de cette entrée par notre ville au cœur de la métropole nationale.

A ce nœud stratégique, nous ne voulons pas ajouter de pollution et de complication. Nous pensons en outre que les équipements et infrastructures prévues dépassent l’échelle boulonnaise, et qu’il n’y a pas de raison que leur financement soit exclusivement assumé par les Boulonnais.

On parle… c’est très positif.

Cette mi-juillet, deux négociations ont été menées à leur terme : celle de Tsipras avec les créanciers de la Grèce, et celle sur le nucléaire iranien. Pour une heureuse conclusion sur l’Ile Seguin, après avoir fait entendre nos arguments, nous attendons le projet consensuel que la mairie ou la SPL (société publique locale remplaçant la SAEM) nous proposera. Depuis notre dernière réunion du 30 juin, nous n’avons aucune nouvelle, donc, si accord il y a, ce sera après le 31 juillet.

 

 Jean-Christophe Haemmerlé, président de Boulogne Environnement : « nous ne ferons pas un Lego baclé sur l’Ile Seguin »

L’initiative tardive du maire de commencer à parler avec les associations est saluée par BE comme un début de bonnes pratiques de démocratie de proximité.

L’association a détaillé les sujets qui lui tiennent à cœur et les représentants de la mairie et de la SAEM semblent en avoir pris notes. 

Le communiqué du maire lors du rapport de la SAEM au conseil municipal dissipe les doutes : les 6 ans qui viennent de s’écouler dans le provisoire et les scénarios irréalistes ont coûté beaucoup d’argent. Revenir à des projets humains et vivables, même au détriment de l’équilibre financier immédiat semble maintenant un objectif partagé par la municipalité. BE espère que la mairie et la SAEM vont revenir au plus tôt devant les associations d’urbanisme et d’environnement avec des améliorations sensibles sur lesquelles il sera possible de trouver un consensus. 

En tout état de cause, après 4 ans d’immobilisme, les ultimatums et l’urgence ne tiendront lieu ni de prétexte, ni de projet. La ville se construit pour les générations futures autant ou plus que pour l’actuelle. Les politiques ont pour échelle du temps celui de leur mandat, les associations réfléchissent sur le long terme. Nous ne ferons pas un LEGO bâclé sur l’Ile Seguin. 

 

L’avis des riverains de l’Ile Seguin :

Nous partageons la position des deux associations. La municipalité de Boulogne-Billancourt est entièrement responsable du blocage du projet de l’Ile. Elle avait hérité en 2008 d’un PLU de 175 000m2, purgé de tout recours, et qui aurait permis à l’Ile de commencer à se construire.

En voulant imposer le ridicule projet Nouvel, ses tours et son bétonnage massif, le maire de Boulogne a fait perdre 7 ans, et réussi à plonger le projet dans l’impasse avec un PLU illégal.

Cela a couté beaucoup d’argent, fait gagner plusieurs millions d’euros en honoraires à M. Nouvel, et gaspillé l’argent public en réalisations éphémères.

Le maire entend aujourd’hui après 7 ans perdus imposer en 3 semaines un accord sur un projet très flou, sans aucune garantie et encore très dense. Que diraient les habitants des deux rives si en lieu et place des tours se dressait une muraille de 65 m de haut sur toute la longueur de l’Ile ? En demandant la vision d’un véritable projet, et la poursuite de la concertation retrouvée, les deux associations ne font qu’exprimer un point de vue de pur bon sens.

Voir aussi :

Il n’y aura pas de tour sur l’Ile Seguin

http://www.sauvonslileseguin.com/il-ny-aura-pas-de-tour-sur-lile-seguin/

La concertation reprend pour sortir de l’impasse

http://www.sauvonslileseguin.com/ile-seguin-la-concertation-reprend-pour-sortir-de-limpasse/

 

 

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Il n’y aura pas de tour sur l’Ile Seguin

Posted by on Juil 3, 2015 in Actualité | Commentaires fermés sur Il n’y aura pas de tour sur l’Ile Seguin

La hauteur maximale serait plafonnée à 50m.

Ile Seguin

Arc en Ciel sur l’Ile Seguin

Le Parisien du 3 juillet 2015 titre sur les propositions que le Maire de Boulogne-Billancourt, Pierre-Christophe Baguet, va faire aux associations à l’issue de la concertation engagée au début du mois de juin.

Ces propositions acteraient le retrait du projet de la Tour proposée par Jean Nouvel culminant à 120 m de hauteur pour limiter la hauteur maximale à 50m. C’est toujours une hauteur importante représentant environ 15 étages.

Le Parisien 3 juillet 2015

Le Parisien 3 juillet 2015

La densité serait légèrement réduite pour passer de 255 000 m2 à 240 000m2.

Pour aider à concrétiser ce que veulent dire ces chiffres :

  • L’imposante Cité Musicale, portée par le département des Hauts-de-Seine, dont chacun peut observer le rapide avancement des travaux, ce sont 36 500 m2 sur la pointe aval.
  • Le projet culturel R4 sur la pointe amont, ce sont 33 000 m2
  • City Lights, les trois imposantes tours du Pont de Sèvres actuellement en cours de rénovation, ce sont 82 000 m2.
Projet de rénovation des tours du Pont de Sèvres : 84 000m2

City Lights, les tours du Pont de Sèvres

Une densité de 240 000 m2, si on soustrait les deux pointes d’un total de  69 500 m2, cela laisse près de 170 000 m2 à tasser au centre de l’Ile soit deux fois les tours du Pont de Sèvres. C’est donc considérable, et laisse bien augurer d’un mur de béton.

Ces propositions seront présentées au conseil municipal de Boulogne Billancourt le 9 juillet.
Après une concertation menée au pas de charge, avec 5 réunions en 3 semaines, en une frénésie de réunions contrastant avec les longues années perdues, la mairie demande aux associations de retirer leurs recours en justice contre la signature de ce protocole.
Si certaines d’entre elles, pour des intérêts particuliers, semblent prêtes à le faire et à accepter tel quel ce protocole d’accord pour une île encore très bétonnée avec sa « demi tour », d’autres associations vont réunir prochainement leur conseil en examinant :

  • Si le projet urbain peut être précisé et encore amélioré pour ce qui reste en l’état une vaste opération de bétonnage,
  • Si la question des transports et en particulier de la circulation automobile sur l’île et sur les berges peut être traitée (City Lights, ce sont 950 places de parking…)
  • La question de l’insécurité juridique que créerait le retrait de leurs recours face à une mairie qui n’en est pas à un retournement ou une trahison de promesse près en ce qui concerne l’Ile Seguin. Tous ont encore en mémoire les 110 000m2 que promettaient M. Baguet en 2008.

Reste que cette nouvelle proposition constitue bel et bien une avancée qu’il faut saluer, et la reprise d’ un dialogue qui avait été totalement rompu pendant de trop longues années.

Liens utiles

La concertation reprend pour sortir de l’impasse :

http://www.sauvonslileseguin.com/ile-seguin-la-concertation-reprend-pour-sortir-de-limpasse/

Les tours City Lights du Pont de Sèvres

http://citylights-boulogne.com/

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Ile Seguin : la concertation reprend pour sortir de l’impasse

Posted by on Mai 27, 2015 in Actualité | Commentaires fermés sur Ile Seguin : la concertation reprend pour sortir de l’impasse

La Cité musicale ouvrira ses portes au printemps 2017

Le Chantier de la Cité Musicale de l'Ile Seguin

Le chantier de la Cité Musicale de l’Ile Seguin

Le Maire de Boulogne-Billancourt, Pierre-Christophe Baguet, a invité le 26 mai les associations de défense de l’environnement de Boulogne, Meudon et du Val de Seine, à une réunion d’information à la Mairie de Boulogne-Billancourt, à l’issue de laquelle il a annoncé la reprise d’une concertation visant à obtenir un accord sur le projet d’aménagement de l’Ile Seguin.

Les limites de la concertation

Alain Mathioudakis, au nom de Val de Seine Vert, a rappelé les deux motifs de litiges qui ont conduit les associations à déposer des recours en justice couronnés de succès à date : la trop grande densité et les tours.

Sur ces deux motifs, le Maire s’est dit disposé à rouvrir une concertation dans les conditions suivantes :

  • La densité devra se situer entre 175 000 m2 (PLU de 2004) et 255 000 m2 (PLU de 2013, actuellement frappé de recours).
  • La réduction de densité pourra se faire sous forme de réduction des hauteurs maximales.
  • Une partie des dépenses devra être réduite.
  • Une compensation pourra être recherchée sur les rives, avec différentes possibilités.

Les associations ont rappelé qu’elles avaient toujours participé aux réunions de concertation. Cette concertation n’a été interrompue que par le coup de force de la mairie révélant à la stupéfaction générale son projet de bétonnage massif et ses tours imaginés par Jean Nouvel, alors même que le PLU précédent de 2004 était purgé de tout recours.

Les raisons de ce retour au dialogue.

Le Maire a fait ressortir les raisons qui le guident aujourd’hui à reprendre le chemin de la concertation.

  • L’impasse juridique : les recours juridiques contre le PLU de 2013 devraient être jugés au mieux en octobre 2015 par le tribunal administratif. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il y a fort à craindre qu’il ne soit annulé pour les mêmes raisons qui ont conduit le tribunal à annuler le PLU de 2011, donnant ainsi raison aux associations.
  • Les lois sur la Métropole du Grand Paris et la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République): ces lois actuellement en discussion entre Assemblée Nationale et Sénat transféreraient la responsabilité des PLU à des territoires beaucoup plus vastes d’au moins 300 000 habitants, le tout sous la supervision de la métropole. En cas d’annulation probable de son PLU, Boulogne-Billancourt perdrait donc la main sur l’élaboration de la nouvelle mouture au profit d’une collectivité plus vaste, au moins GPSO (communauté de communes du Grand Paris Sud-Ouest qui réunit Boulogne, Issy, Meudon, Sèvres, Chaville, Marnes la Coquette, Vanves et Ville d’Avray).
  • La pression financière qui a été aggravée par les 7 années perdues compte tenu du blocage entrainé par le projet Nouvel.

Les projets qui avancent et ceux qui peinent.

La Cité Musicale du Conseil Général : le chantier avance bien. Ce projet mené dans une concertation exemplaire n’a été frappé d’aucun recours et il ne subira qu’un léger retard. La Cité devrait ouvrir ses portes au printemps 2017. Une nouvelle passerelle reliera la station de Tramway Brimborion, à Sèvres, à la Cité Musicale.

Le projet R4 : le maire affirme rester confiant dans l’aboutissement du projet, malgré les 3 affaires qui touchent aujourd’hui son promoteur Yves Bouvier, empêtré dans une mise en examen pour escroquerie, une affaire de vols de tableaux qui frappe son associé et aujourd’hui une affaire de mœurs révélée par les magazines le Point et Capital. Le dommage fait aux finances et à la réputation de M. Bouvier pourrait bien être fatal à R4.

Le cirque de Madonna Bouglione : Madonna Bouglione a été incapable de réunir le financement de son projet qui est définitivement abandonné.

La station de métro du Grand Paris Express : son ouverture est repoussée à 2022.

Le processus de concertation et les chances d’aboutir

Le maire proposera l’établissement de 3 commissions :

  • Une commission d’urbanisme
  • Une commission financière
  • Une commission institutionnelle, chargée d’évaluer l’impact sur le projet des changements législatifs en cours.

A la sortie de la réunion, les réactions des représentants des associations oscillaient entre la satisfaction de voir se rouvrir une concertation, et le regret que tant de temps ait été perdu, et en particulier que tout ce processus se déroule dans des conditions de temps extrêmement tendues. Certains n’hésitaient pas à douter de la sincérité du maire, à qui les oppose toujours un recours en justice.

Pour notre part, nous saluerions la sortie de l’impasse dans lequel le projet Nouvel à plongé l’Ile Seguin. Encore faudrait-il que les avancées de la Mairie soient réelles et que tout ceci ne soit pas une opération de communication de plus.

Liens utiles

Les affaires impliquant Yves Bouvier, promoteur de R4

[Paradis fiscaux et judiciaires] : Affaire Yves Bouvier VS Rybolovlev

Exclusif. Zahia, le milliardaire et les Picasso maudits | Site mobile Le Point

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Ile Seguin : la Cité Musicale couronnée, le Pôle R4 menacé

Posted by on Mar 16, 2015 in Actualité | Commentaires fermés sur Ile Seguin : la Cité Musicale couronnée, le Pôle R4 menacé

Les ennuis judiciaires d’Yves Bouvier, promoteur du projet R4, menacent le pôle culturel

La Cité Musicale de l'Ile Seguin

La Cité Musicale de l’Ile Seguin

2 pointes de culture, tout allait bien pour l’Ile Seguin…

Sur la pointe aval, la Cité Musicale du Conseil Général est couronnée

Ce projet, qui avait fait l’objet d’une information et d’une concertation exemplaires, avance maintenant rapidement. Aucun recours n’avait été émis à son encontre. Les travaux avancent à grands pas, comme en témoignent les grandes grues rouges qui s’activent sur le chantier. Ce complexe de 36 000 m2, doté d’une salle de spectacle d’une capacité de 6000 places et d’un auditorium de 1150 places devrait ouvrir ses portes comme prévu mi 2016.

Le Chantier de la Cité Musicale de l'Ile Seguin

Le Chantier de la Cité Musicale de l’Ile Seguin

Ce projet conçu par l’architecte japonais Shigeru Ban, en coopération avec l’architecte français Jean de Gastines, vient d’être désigné meilleur projet futur au Mipim de Cannes, salon des professionnels de l’immobilier. Sa coque de bois tressé en forme de nid d’oiseau devrait devenir une figure emblématique de l’architecture parisienne et « marquer le paysage sans l’agresser », comme le décrivait Patrick Deveidjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine. Tout le contraire du sinistre projet de bétonnage et de la tour que veut ériger Jean Nouvel sur le centre de l’Ile.

 

Sur la pointe amont, tout se complique pour le projet R4 avec la mise en examen de Yves Bouvier, son promoteur suisse.

Le Parisien, 2 mars 2015

Le Parisien, 2 mars 2015

Tout semblait réglé pour le projet R4. 2 associations, Boulogne Environnement et AEBB, qui avaient déposé un recours contentieux contre le permis de construire délivré par la mairie de Boulogne-Billancourt venaient à l’issue d’un processus de concertation mené par Nelly Wenger, directrice du projet, d’accepter de les lever.
Les deux associations étaient en train de négocier les détails d’une convention de partenariat avec R4 portant sur la co-création d’événements permettant d’ouvrir le pôle culturel à un très large public. Coup de tonnerre quand tombe le 28 février 2015 la nouvelle de la mise en examen d’Yves Bouvier, promoteur du projet R4, et propriétaire de la société suisse Natural le Coultre, spécialiste des paradis fiscaux modernes que sont les ports francs.

 Mise en examen, perquisitions et gel mondial des avoirs pour Yves Bouvier

C’est sur plainte d’un milliardaire russe, Dimitry Rybolovlev, propriétaire de l’AS Monaco, qu’Yves Bouvier vient d’être mis en examen à Monaco pour une sombre affaire d’escroqueries et complicité de blanchiment portant sur la cession d’œuvres d’art pour une valeur de plusieurs centaines de millions d’euros. Mis en garde à vue, M. Bouvier a été relâché contre une caution de 10 millions d’euros. L’enquête en cours a entrainé plusieurs perquisitions dans les bureaux genevoix de Natural le Coultre, et le gel de ses avoir mondiaux décidé par un tribunal de Singapour, ville où M. Bouvier opère l’un de  ses ports francs.

Le Temps Bouvier gel des avoirs

Le Temps, 13 mars 2015

M. Bouvier bénéficie évidemment de la présomption d’innocence. Cependant, jusqu’à conclusion de cette affaire, M. Bouvier ne cache pas son intention de geler un certain nombre de projets. Il déclare ainsi au journal suisse Le Temps, du 6 mars 2015 : « J’ai dû mettre des projets en stand-by, et certains le resteront jusqu’à ce que cette affaire soit réglée ». Une menace incontestable pour R4 dont le budget dépasse les 150 millions d’euros.

 Le paradis fiscal des ports francs sous pression

Au-delà de l’inculpation pour escroquerie, c’est tout le système des ports francs sur lequel M. Bouvier a créé sa fortune qui revient sur le devant de la scène. Rappelons que ces coffres-forts ultra sécurisés hébergés à Genève, Luxembourg et Singapour, permettent aux grandes fortunes du monde entier d’entreposer à l’abri des regards curieux, et surtout des inquisitions du fisc, des trésors en toute discrétion. Depuis la levée du secret bancaire suisse, ces paradis fiscaux d’un nouveau genre n’ont jamais connu autant de succès, suscitant par là même de nouvelles pressions des autorités douanières et fiscales, notamment en Suisse.

Le Monde, 23 avril 2014

Le Monde, 23 avril 2014

Le Monde, 13 avril 2014

Les ports francs de Genève abriteraient 100 milliards d’euros exonérés de droits de douane…

Ce régime très particulier sera-t-il remis en question ? C’est peut être l’un des enjeux de l’affaire Bouvier. S’il devait l’être, M. Bouvier aurait sans doute d’autres soucis que R4 à affronter, et le financement de ce projet risque bien de ne plus être sa priorité…

Alors que tous les obstacles juridiques étaient levés, R4 trébuchera-t-il sur les ennuis judiciaires de son promoteur ? Décidément la saga de l’Ile Seguin est bien mouvementée…

Lire ici notre dossier :

http://www.sauvonslileseguin.com/ile-seguin-projet-r4-les-questions-qui-derangent/

Le Point 27 février 2015 : Les ports francs de Geneve, l’autre coffre fort suisse :

http://www.lepoint.fr/societe/les-ports-francs-de-geneve-l-autre-coffre-fort-suisse-27-02-2015-1908462_23.php

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’Ile Seguin avance : lancement du partenariat entre le Pôle Culturel R4 et les associations.

Posted by on Jan 29, 2015 in Actualité | Commentaires fermés sur L’Ile Seguin avance : lancement du partenariat entre le Pôle Culturel R4 et les associations.

Ile Seguin R4

Le 28 janvier 2015, Nelly Wenger, directrice de R4, Agnès Bauche, Présidente de AEBB et Jean-Christophe Haemmerlé, Président de Boulogne-Environnement ont lancé ensemble le partenariat privilégié qui lie les deux associations au Pôle Culturel.

Devant les nombreux membres des associations ainsi que des représentants des galeries d’art boulonnaises, Nelly Wenger a présenté en détail les aménagements de R4, à l’aide d’une maquette animée et d’une vidéo très spectaculaires.

Conformément aux engagements pris, R4 offrira une très large ouverture au public :

–          Les réserves d’art visitables seront d’une surface plus importante que les surfaces réservées au stockage privé. Le public pourra donc avoir accès à la découverte de collections privées.

–          Le jardin supérieur, largement planté, sera ouvert également au public et à des expositions temporaires.

–          Les galeries d’art disposeront d’un espace d’exposition mutualisé d’une surface de 700m2

–          Enfin, la Halle d’exposition principale d’une surface modulable de 1200 m2 accueillera les principaux événements.

R4 Ile Seguin Halle principale

La halle principale, découverte sur la maquette animée

La maquette,  disposant d’un mécanisme d’ouverture du toit, révèle sur cette photo la halle principale d’exposition, largement ouverte sur l’extérieur par de grandes baies vitrées.

Le partenariat se traduira par une large participation des associations à la programmation du Pôle qui ouvrira ses portes en 2018.

Agnès Bauche, Présidente de AEBB, a rappelé que les premières relations entre l’association et R4 avaient été plutôt fraiches, compte tenu du fait que le projet R4 s’inscrivait à l’origine dans le cadre d’un projet de bétonnage de l’Ile massivement rejeté par les associations et les habitants, Elle s’est félicité que l’esprit de dialogue et de concertation de Nelly Wenger ait permis de trouver un consensus, sans pour autant aliéner les revendications des associations concernant le reste du projet de l’Ile.

Jean-Christophe Haemmerlé, Président de Boulogne Environnement, a manifesté la volonté de s’associer dans l’intérêt général  à une démarche positive, permettant un accès du plus large public aux installations culturelles de R4. Cet esprit de concertation a permis de lever les recours déposés par les deux associations contre le permis de construire de R4.

R4 partenariat

Anne-Henry Chombart de Lauwe, ancien président d’AEBB, Agnes Bauche, Nelly Wenger, Yves Bouvier, président de Natural le Coultre, Jean-Christophe Haemmerlé.

Yves Bouvier, président de Natural le Coultre, a ensuite rejoint la manifestation. Sans nier le caractère commercial du projet R4, il estime pouvoir le concilier avec une large ouverture artistique. Il n’exclue pas dans le futur la création d’une fondation. Les associations l’encourageront dans cette voie dans le cadre du partenariat qui s’ouvre aujourd’hui.

 

L’ile Seguin avance !

Grace à cet accord, le Pôle culturel R4 est lancé sur la pointe amont. Sur la pointe aval, tous les riverains peuvent constater que le Chantier de la Cité Musicale du Conseil Général des Hauts-de-Seine avance à pas de géant. L’ouverture fin 2016 devrait pouvoir être respectée.

Cité Musicale. Capture d’écran du site d’information.

Cité musicale de l’Ile Seguin.

Et au centre, toujours l’impasse !

Si sur les deux pointes de l’Ile Seguin, deux grands projets culturels voient le jour, au centre c’est toujours l’impasse. La mairie de Boulogne-Billancourt n’a toujours pas renoncé à son projet délirant consistant à imposer la construction de 112 000 m2 de bureaux et d’une tour massive de 120 m de haut. Et pourtant, le Plan Local d’urbanisme de 2011 sur lequel se fondait ce projet a été annulé par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, son adaptation de 2013 est attaquée en justice et risque de connaitre le même sort. De nombreuses années de paralysie et de friche à venir, et une triple impasse juridique, urbanistique et financière.

le Seguin, projet Nouvel. La tour centrale de bureaux.

Ile Seguin, projet Nouvel. La tour centrale de bureaux.

Et si on suivait les exemples réussis ?

Les deux grands équipements culturels de l’Ile Seguin ont fait l’objet d’une vaste concertation et ont su répondre aux préoccupations des défenseurs du cadre de vie des habitants. Les deux équipements respectent une densité raisonnable. Les deux équipements respectent le site, même si le gros cube de stockage de Jean Nouvel sur R4 ne fait pas l’unanimité sur le plan architectural.

Allons de l’avant, sauvons l’Ile Seguin en adoptant au plus vite un projet raisonnable, sans tours, sans bureaux et sortons enfin de l’impasse !

 

 

 

 

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Après le rejet de la Tour Triangle, quel avenir pour la Tour de l’Ile Seguin ?

Posted by on Nov 24, 2014 in Actualité | Commentaires fermés sur Après le rejet de la Tour Triangle, quel avenir pour la Tour de l’Ile Seguin ?

Le projet de Tour Triangle à Paris, le projet de triple Tour sur l’Ile Seguin à Boulogne-Billancourt.

Le projet de Tour Triangle à Paris, le projet de triple Tour sur l’Ile Seguin à Boulogne-Billancourt.

Le 17 novembre 2014, le Conseil de Paris a rejeté par 83 voix contre 78 le projet de la Tour Triangle à la Porte de Versailles. Ce projet d’une tour de bureaux de 180 m de haut était désavoué par la majorité des Parisiens (66% selon un sondage BVA).

Anne Hidalgo, maire de Paris, a décidé porter un recours devant le tribunal administratif contre ce vote, nul selon elle parce que le secret du vote n’aurait pas été respecté.

Ce vote des conseillers de Paris est néanmoins une grande victoire pour les opposants à ce projet délirant qui voulait défigurer Paris, et tout particulièrement pour nos amis du Collectif contre la Tour Triangle, qui ont mené avec efficacité la bataille.

Contre les tours isolées

Cette défaite de la Tour Triangle est une nouvelle manifestation du refus de miter le paysage du Grand Paris de tours isolées qui défigureraient le visage de la région capitale.
Si ce refus parait évident à Paris, il l’est tout autant sur l’Ile Seguin, site unique, où il serait complètement aberrant d’élever une tour si haute qu’elle dépasserait de loin la hauteur des coteaux de Meudon dans laquelle l’Ile est enchâssée, et qui dresserait face à Boulogne-Billancourt une muraille de béton.

Les riverains de l’Ile Seguin et ceux de la Tour Triangle sont solidaires dans ce combat pour un urbanisme équilibré, le respect des sites et des habitants. Il y a une place économique pour la Défense, mais qui veut y vivre ?

 

Mobilisation générale contre les tours isolées : capture d’écran du JT de France 3

Mobilisation générale contre les tours isolées : capture d’écran du JT de France 3

Union des bétonneurs

S’il fallait encore une preuve que le bétonnage à outrance provoque des alliances inattendues, on observera que la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a revendiqué haut et fort le soutien de certains maires de la périphérie, en tête desquels on notera la présence de Pierre-Christophe Baguet, UMP et maire de Boulogne-Billancourt. Tous deux fraichement élus, puissent-ils méditer sur le fait que si les électeurs les ont portés aux responsabilités, ce n’est certainement pas pour leur donner un blanc-seing général sur toutes leurs opérations. M. Baguet, qui critique violemment la maire de Paris pour son projet d’extension du stade Roland Garros qui menace les serres d’Auteuil (ce dont nous le félicitons au nom de la protection du patrimoine et de l’environnement) pense certainement à sa propre tour quand il lui apporte son soutien de façon aussi visible.

C’est avec moins de surprise qu’on aura noté le soutien appuyé de Jean Nouvel à la Tour Triangle. Le « starchitecte » à l’ego démesuré ne rêve que de tours à Paris. Après l’échec de la Tour Infinie, puis de la Tour Signal à la Défense, il a trouvé deux alliés de choix en Anne Hidalgo qui lui offre 2 tours jumelles, les DUO, à la porte d’Italie et en Pierre-Christophe Baguet, qui lui offre une tour et un bétonnage massif sur l’Ile Seguin. Il a manifesté sa reconnaissance en se multipliant dans les media au secours de la Tour Triangle.

Faux débat des anciens contre les modernes

A l’occasion du débat sur la tour Triangle sont ressortis les traditionnels arguments éculés : « avec vous, on n’aurait jamais construit la tour Eiffel », vous êtes vieux et conservateurs, bref l’éternelle opposition entre anciens et modernes.

Ces arguments avaient servi à justifier quelques crimes d’urbanisme à Paris, comme la Tour Montparnasse, l’édifice le plus détesté de France ou l’immonde forum qui a remplacé les fantastiques halles de Baltard. Nous ne nous sentons en aucun concernés. Nous avons applaudi ainsi l’ouverture de la fondation Vuitton de Frank Gehry au Bois de Boulogne à Paris, et toujours soutenu la Cité Musicale de l’Ile Seguin, de Shigeru Ban.

Ces deux témoignages d’architecture à la forte personnalité démontrent qu’on peut marquer le paysage sans l’agresser, être un signal très visible sans avoir besoin d’écraser son environnement.

La fondation Vuitton

La fondation Vuitton

Les tours de bureaux, archaïques et aberrantes

Sur un marché parisien saturé, où le taux de vacances, y compris à la Défense, n’a jamais été aussi élevé, Madame Hidalgo entendait ajouter 92 500 m2 de bureaux. Quant au projet Nouvel/Baguet, ce ne sont pas moins de 112 000 m2 de bureaux qu’il entend tasser sur l’Ile Seguin !

Alors même que le Grand Paris manque dramatiquement de logements,  alors même que la construction de logements est au plus bas, cette obstination malsaine de certains élus à élever des tours de bureaux est curieuse et économiquement périlleuse. Cela est d’autant plus vrai sur une ile aux accès compliqués et éloignée des transports en commun.

En outre, il est aujourd’hui démontré que les tours sont une mauvaise réponse en termes de densification du territoire, d’écologie et de coût de construction. Une étude du cabinet Setec, (source : les Echos), démontre que les coûts de construction des immeubles de plus de 50 m sont plus élevés de 30 à 35% que ceux des bâtiments classiques. Responsables de ces couts : la moindre efficacité des surfaces occupées par un noyau épais qui maintient l’immeuble, les ascenseurs de plus en plus sophistiqués, la climatisation et les normes de sécurité.

Quel avenir pour l’Ile Seguin ?

L’Ile Seguin avance. La Cité Musicale du Conseil Général des Hauts-de-Seine se construit. Ce projet que nous avons toujours soutenu va occuper la pointe aval de l’Ile. Sur la pointe amont devrait s’édifier le projet de Pôle Culturel R4, plus controversé. Néanmoins, après concertation avec ses promoteurs, et avoir obtenu une large ouverture du Pôle vers le public, nous avons levé notre recours contre le projet.
Les deux pointes de l’Ile se construisent donc, sans aucun obstacle désormais.

 

La Cité Musicale de l’Ile Seguin

La Cité Musicale de l’Ile Seguin

Au centre de l’Ile, c’est toujours l’impasse. Rappelons que le PLU de 2011 sur lequel était fondé le bétonnage massif de l’Ile a été annulé par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Le PLU de 2013, qui n’en est qu’une adaptation, est frappé de recours et devrait suivre le même sort.

Il est temps de sortir de l’impasse et d’aller de l’avant. La voix de la sagesse est de renoncer au bétonnage massif, aux 112 000 m2 de bureaux, à la tour, et de revenir à un projet apaisé et consensuel, à une architecture contemporaine et audacieuse si l’on veut, mais qui respecte le site, comme la Fondation Vuitton, comme la Cité Musicale. Cela mettrait fin aux recours, et débloquerait un projet qui est dans l’impasse depuis 6 ans.

Rejetons la triple Tour de l’Ile Seguin, comme les Parisiens ont rejeté la Tour Triangle.

 

Liens utiles

Consensus autour de la Cité Musicale de l’Ile Seguin

http://www.sauvonslileseguin.com/consensus-autour-de-la-cite-musicale-de-lile-seguin/

Le vrai visage du projet de bétonnage du centre de l’Ile Seguin, nos images exclusives

http://www.sauvonslileseguin.com/exclusif-voici-la-muraille-de-beton-baguetnouvel-pour-lile-seguin/

Les Echos : la nouvelle vague de la Défense, les coûts des tours :

http://www.lesechos.fr/industrie-services/dossiers/0201510934131/0202306846581-la-nouvelle-vague-de-la-defense-369094.php

 

 

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