Ceux qui possèdent Boulogne. Numéro spécial du Point

Le Point du 31 mai publie un dossier de 20 pages « spécial Boulogne-Billancourt  ».

Le Point du 31 mai publie un dossier de 20 pages « spécial Boulogne-Billancourt ».

Après avoir décrit la flambée vertigineuse des prix de l’immobilier dans la ville, le Point s’attarde sur la main-mise des promoteurs sur Boulogne-Billancourt. Dans un article intitulé « Le Béton de la Colère »   l’hebdomadaire relate  la polémique issue de la politique de la Mairie consistant à céder nombre de terrains municipaux à l’avidité des promoteurs.  L’Ile Seguin n’est donc pas un cas isolé mais révèle une volonté systématique de bétonnage.

 

le béton de la colère

« Bras de fer. Les habitants luttent contre la main-mise des promoteurs sur la ville. L’Ile Seguin est-elle l’arbre qui cache la forêt ? Depuis plus d’un an, plusieurs projets de cession de terrains municipaux opposent le maire à ses administrés qui lui reprochent de « bétonner » la ville. »

Est cité le dossier «  des anciens atelier LMT, une friche industrielle acquise par la ville en 1995, cédée à un promoteur pour y construire un immeuble de dix étages », au lieu d’être destinés aux équipements sportifs qu’ils devaient accueillir dans une ville qui en manque cruellement. Sont évoquées ensuite les affaires du Parc des Glacières, du siège de la société Ogic, des anciens terrains Renault rue du Point du Jour cédés à Cogedim en lieu et place des espaces verts promis, de la Tour de 148 m prévue par BNP Paribas qui devait prendre la place du centre équestre Le Gallo , de l’Ecole Billancourt, témoin emblématique de l’architecture de la République de Jules Ferry, promise à la démolition pour laisser la place à une promotion privée. «Emoi au sein de la communauté scolaire qui crée autour de l’ancienne directrice de l’école, Michèle Fournier, l’association SOS Billancourt. « Je ne comprends pas pourquoi il faudrait céder le patrimoine de la collectivité à un promoteur privé.  Boulogne est pourtant une ville riche. » s’étonne-t-elle.  Autant de dossiers, autant de recours opposant désormais habitants et riverains à la mairie de Boulogne-Billancourt.

Cette volonté systématique de bétonner la Ville en la livrant aux promoteurs trouve évidemment son point d’orgue dans le dossier de l’Ile Seguin.

 L'Île Seguin toujours au point mort

Dans son article consacré à L’Ile Seguin, Audrey Emery rappelle la longue histoire des projets avortés sur l’Ile. Elle décrit le projet très controversé « R4 », qualifié de « mastodonte » et  confié à Jean Nouvel lui-même dont elle rappelle les liens ambigus avec la présidente de la SCI R4, Nellly Wenger. Nous avions dénoncé en notre temps les collaborations calamiteuses qui ont uni les deux compères lors de l’Exposition Internationale Suisse ’02 et le désastre du chocolat Cailler.

L’article se conclut sur l’impasse dans laquelle le Maire de Boulogne-Billancourt a précipité le projet ;

« Il ne se passera rien tant que l’emprise de la SAEM ne sera pas purgé du recours lancé par le collectif d’associations G8  contre la révision du PLU qui porte la surface constructible de l’Ile de 175 000m2 à 310 000m2. Un recours maintenu malgré la demande de Pierre-Christophe Baguet à Jean Nouvel de revoir sa copie pour un projet de 250 000m2, avec moins de tours. « Le PLU reste le  seul élément opposable aux tiers et l’engagement moral d’un maire ne pèse pas lourd face au droit ! » explique Anne-Henri Chombart de Lauwe, président d’Actions Environnement Boulogne-Billancourt, qui demande avec le G8 d’acter un nouveau seuil de constructibilité en conseil municipal, ou mieux de revenir aux 175 000m2 acceptés par tout le monde »

L’avis des Riverains de l’Ile Seguin :

Pourquoi tant d’acharnement à bétonner une ville ? Ne peut-on enfin retrouver la voie d’un développement harmonieux et responsable, sans céder à l’avidité des promoteurs, qui ne doivent pas faire main basse sur Boulogne-Billancourt.

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