Ile Seguin : la ville rejette les recours gracieux!

Le maire de Boulogne vient d’annoncer aux associations qu’il ne souhaitait pas revoir à la baisse le plan d’aménagement de l’île Seguin. Celles-ci préparent déjà la riposte.

C’est non! Par une lettre adressée à leur avocat, les huit associations qui avaient présenté un recours gracieux, le 5 août, à l’encontre de la révision simplifiée du plan local d’urbanisme de Boulogne — lequel permet 310000 m2 de constructions sur l’île Seguin — viennent d’enregistrer un refus du député-maire (UMP), Pierre-Christophe Baguet.

 L’élu a attendu la toute fin du délai de deux mois qui lui était imparti pour donner sa réponse.

 

Dans son courrier, en date du 8 octobre, Pierre-Christophe Baguet expose à nouveau qu’il ne peut pas tenir son engagement électoral de dédensifier les 175000 m2  prévus par le précédent plan local d’urbanisme. « Il s’est avéré qu’une telle dédensification était incompatible avec les dépenses déjà engagées pour l’île Seguin et la nécessité d’équilibrer financièrement cette opération », explique l’intéressé. Et d’enfoncer le clou : le projet de révision simplifiée du PLU, soumis à enquête publique, prévoyait une constructibilité de 337000 m2.

Celle-ci « a été réduite à 310000 m2  pour tenir compte des observations émises au cours de la concertation préalable et de l’enquête publique, relève Pierre-Christophe Baguet, étant rappelé qu’il s’agit d’une constructibilité maximale ».

Dans sa missive, le député-maire réfute le fait qu’il y aurait une incompatibilité de cette révision simplifiée avec le schéma de cohérence territoriale des Coteaux et de Val de Seine. En clair, les associations estiment que le projet de tours de Jean Nouvel boucherait la vue depuis les coteaux de Meudon. Faux, répond le maire, rappelant que les options d’aménagement ménagent « des liens visuels » et des « perspectives » entre l’île et les berges.

Les associations de riverains et de défense de l’environnement ont donc décidé d’organiser la riposte : jeudi 3 novembre, à 19h30, elles organisent un débat sur le thème « L’île Seguin sur le devant de la Seine » au complexe Landowski de Boulogne-Billancourt. Et envisagent sérieusement de déposer un recours contentieux devant le tribunal administratif de Cergy (Val- d’Oise). Recours qui, compte tenu des délais d’instruction, pourrait encore reculer d’un an tout projet de construction sur l’île Seguin, à un moment où l’aménagement de cette ancienne usine Renault fait débat jusqu’au conseil général des Hauts-de-Seine.

Vendredi dernier, le conseiller général socialiste Luc Bérard de Malavas a interpellé le président,Patrick Devedjian, en séance sur le sujet. L’élu réclamait un débat public au motif que le conseil général a cautionné à hauteur de 30 M€ un emprunt contracté par la société d’aménagement et d’économie mixte en charge de la reconversion des ex-terrains Renault. Sur ce point précis, le patron du département ne s’est pas précisément positionné. En revanche, il a confirmé publiquement qu’il ne rétrocéderait pas une parcelle de terrain qui aurait pu permettre la construction d’une des cinq tours prévues dans le projet de Jean Nouvel, arguant « avoir besoin de tout le foncier » pour construire l’ensemble musical du conseil général sur la pointe aval.

 

 

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