Ile Seguin : le lancement du Pôle d’Art Contemporain R4 comme si vous y étiez !

Allez-y !  C’était l’injonction lancé par voie d’affiches et via une grande campagne de presse par les concepteurs du projet R4 pour venir découvrir le 7 juillet « un programme de préfiguration, l’incarnation de l’ambition culturelle et de l’esprit du R4 », annoncé comme le grand  Pôle d’Art Contemporain de l’Ile Seguin.
Les Riverains de l’Ile Seguin y sont allés, et vous font vivre cette journée comme si vous y étiez . Merci à eux ! Nous vous livrons leurs images et leurs mots, tels quels, sans aucune altération.

L’arrivée par Boulogne était avenante (notre photo). Par contre l’arrivée par Meudon était nettement plus rebutante…

Ile Seguin : le lancement du Pôle d’Art Contemporain R4 comme si vous y étiez !

A moins que le premier plan ne soit une œuvre d’art contemporain ?

« En arrivant par le pont Siebert, j’ai dû me faire violence pour ne pas rebrousser chemin tant l’endroit devient de plus en plus glauque… »

Les œuvres d’art

Nicolas Party

Les œuvres d’art Nicolas Party

« des cailloux peint à l’acrylique qui sous les effets du vent et de la pluie cloque et se décolle: pommes, poires, pastèque et beefsteack se sont dispersés sur les pelouses. C’est amusant mais moi aussi j’ai déjà peint des galets… »

« des installations de sculptures un peu infantiles avec des troncs peints en doigts surmontés de présentoirs de fruits ou de chouquettes, et des pierres peintes en tranches de fruits ou de viande (!) »

« une forêt de doigts (dont on ne me dit que ce sont les mains des travailleurs qui surgissent du sol…. Arghh des morts-vivants?) servant de colonnes de présentation pour des arbres de fruits, vases de bonbons et barbe à papa… »

 

Oscar Tuazon
Oscar Tuazon

« Je n’ai pas compris où étaient les œuvres à part peut-être ces quelques chevrons en bois exposés sur le côté. »

«  Une carcasse en bois qui me rappelle les grues qui habitent le quartier. »

 

La musique

 


« Un artiste avec une guitare et un gros gros ampli réveille en nous la BD de Franquin où Gaston et son gaffophone emmerdent la nature. Mettons. Quelques spectateurs se regroupent du fait surtout que cette installation suggère qu’il va se passer quelque chose. Tant de bruit, ce n’est pas pour rien? »

Île Seguin

« Un peu plus loin, une musicienne jouait de la flute traversière devant un public tout relatif. »

Le buffet

 

« Un buffet « régressif » mais luxueux avec des barbes à papa et des gaufres »

« L’endroit qui a le plus retenu les boulonnais m’a semblé être l’open bar à bonbons Haribo et le stand de gaufres.

Mais, à la petite fille qui venait y demander de la barbe à papa, le serveur a dit de s’adresser à l’artiste de la forêt de doigts… »

Conclusion

« Bon, c’est chouette de se balader dans les jardins sur l’Ile.

C’est sympa d’y voir de l’art.

Mais l’art contemporain doit-il être prétexte à plaquer des concepts (explication à l’accueil: « c’est normal que ça n’ait pas de lien avec le lieu, ce sont des concepts »)?

Visiblement les artistes n’étaient pas tous venus sur l’Ile avant. Tout cela aurait pu être ailleurs et à un autre moment.

Le point positif: à force d’exposer sur les jardins, dans le lot, y’aura peut-être un artiste qui aura une vision de l’Ile, de sa lumière… »

 

« Au cours des discussions à bâtons rompus que j’ai pu avoir avec les « médiateurs », personnes de l’accueil et visiteurs, les questions qui revenaient le plus c’était qui paie cette manifestation, l’architecture de ce bâtiment confiée à Jean Nouvel … »

 

« Je ne pense pas que les populations  se précipiteront pour  voir  une juxtaposition,  sans aucune cohérence ou esthétique, de bouts de bois et de tubes néon, des pierres peintes de façon rigolote  et des doigts dressés,  seulement utiles pour y présenter des barbes à papa.   Des spéculateurs, plus que de vrais collectionneurs,  voudront, peut-être, détenir  quelques temps ces “choses”, si la cote de leur auteur leur permet d’espérer une plus-value à la revente.  Mais la durée de  leur valeur marchande sera plus proche de celle des subprimes que  de celle des R4, dont certaines  roulent encore. »

 

« Il y a heureusement quelques très bonnes expo  à Paris.  Tant pis on  devra continuer à prendre le métro pour aller les voir! »

 

« Aucune présentation du futur bâtiment R4, aucune illustration du projet, aucune description des enjeux artistiques. Je n’ai même pas pu identifier les organisateurs… R4 n’est pas très carré malgré son nom et sa conception suisse. Cette courte visite fut extrêmement décevante et m’a laissé une impression, certes pas inédite, de gâchis d’argent public. »

 

 

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